Dans son vaste appartement du quai Voltaire, héritage lointain d'un père académicien, Valentine vit à l'écart du monde dans le voisinage des clochards du Pont Royal et l'intimité d'un fantôme chéri, celui de son premier amour disparu 40 ans plus tôt
Sylvain, 39 ans, énarque, époux de la très jolie Caroline, père de 5 enfants, succombe une nuit au charme pervers de la petite main de Diane, treize ans et demi.
Amoureuse de la vie, gourmande, sensuelle, curieuse de tout, passionnée et libre, Colette ne fut pas seulement la fille de Sido, l'écolière un peu perverse, l'amie des bêtes ou le grand écrivain comblé d'honneurs, autant de clichés dans lesquels on l'a trop souvent enfermée. Geneviève Dormann a écrit ici une biographie ponctuée d'anecdotes et de témoignages, où elle raconte - avec précisément la même liberté et la même passion que Colette - la vie scandaleuse et provinciale à la fois de ce personnage attachant. Ce texte extrêmement personnel et documenté ainsi que l'iconographie d'une richesse surprenante (où figurent de nombreux documents inédits) évoquent les mille et une vies de celle qui fut l'un des plus grands écrivains de notre siècle.
Elle avait vingt ans sous la Terreur, à Nantes. Elle aimait les fleurs, les jardins, les livres, les secrets, les enfants et la liberté. Elle était la fille d'un capitaine au long cours. Petite, jolie, avec des pieds et des mains d'enfant. Elle savait ce qu'elle voulait mais comme elle était née sous le signe des Gémeaux, ce qu'elle voulait était souvent contradictoire. C'était une jeune fille aux idées avancées ; elle lisait Rousseau, Voltaire. Elle n'aimait pas les prêtres mais elle était royaliste. Amie des Vendéens insurgés, elle épousa pourtant un capitaine républicain. Pour son malheur. A Paris, sous le Directoire, elle rencontra l'amour fou dans un jardin en fête. Le général de La Horie était jeune, brillant et proscrit par Napoléon. Pour le retrouver, elle parcourut les routes de France, d'Italie et d'Espagne. Avec lui, elle complota contre le régime et tout cela se termina très mal. Elle avait trois fils dont le dernier s'appela Victor Hugo. C'est à cause de lui que, pendant longtemps, on occulta sa vraie vie. Car, quand on est la mère d'une gloire nationale, il y a des choses qui ne sont pas permises. Surtout au XIXe siècle.
Une jeune femme rageuse qu'on n'aurait pas dû laisser seule sur une lande. Une alliance qui vole dans le noir. Des orages promis par les tarots d'une vieille Irlandaise. 227 amants 1/2 et des diamants louches à passer de l'autre côté des frontières. Un jeune homme inquiétant à qui l'on ne peut rien refuser. Des coups de feu, comme dans la vie courante. Des voyages sans bagages, du chagrin et des rires.Geneviève Dormann lance aux lecteurs un grand nombre de personnages fort divers qui vont du chauffeur de poids lourd au ministre de l'Intérieur, en passant par la cover-girl et par le jeune banquier. Cette chronique parisienne, de Neuilly, de Nice, de Bombay, etc., cet humour, cette insolence de « hussarde » ne sont pourtant qu'un paratonnerre : au coeur du roman, il y a l'orage, l'amour fou de Joséphine, dite José, pour François Beaufils. Elle ne lui apportera pas des oranges, on s'en doute.