Kaskade
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Le loup de Kiki Smith tient un gant rouge entre les dents ; Pierre Alechinsky repense les images du penseur qu'Asger Jorn avait collectées ; Paul Roussopoulos, mathématicien et physicien, dessine ses peintures à l'aide d'un clou ; des gens anonymes se reconnaissent dans des portraits imaginaires et troublants peints par Kamagurka... La peinture se mêle au dessin qui se mêle et se heurte à la sculpture ou à l'installation, dans un jeu de hasard et de rigueur, de gravité et d'humour. Paul Nizon, Delfeil de Ton, Rainer Michael Mason, Roger Knobelspiess, Caroline Lamarche, Hector Obalk, chacun dans son art, participent à ce joyeux éclectisme où se devine un ordre secret. Plus que le talent et la virtuosité, ce Cahier propose un vaste état des lieux de la surprise.
Ma Vie de garçon est un livre extravagant : une plongée dans la fin de l’enfance alliant l’humour d’un Groucho Marx, la concision d’un texte japonais et l’onirisme visuel d’un Max Ernst. Souvenez-vous, jadis, vous avez été enfant dans un monde de certitudes.Et puis tout s’est effondré, les questions sont venues et vous vous êtes hâté de devenir adulte pour vous rassurer. Ma Vie de garçon suspend le temps. Il nous replonge dans cet état de transition normalement fugace où plus rien n’est sûr, où l’on traîne ses doutes et tarde à rebâtir des convictions. Dans ce livre inclassable, l’alliance entre le texte et le dessin atteint une densité exceptionnelle. L’espace très épuré rappelle celui des contes (Pinocchio).On découvre les sensations d’un jeune homme dans un univers chargé d’interrogations sur le monde, la nuit, la famille, l’inconnu, les femmes. Bougies, aimants, ânes, cordes, tuyaux, yeux... les formes se répètent incessamment, ce qui explique parfois cette étrange impression de déjà vu : le monde de Fabio Viscogliosi, d’une consistance surréaliste, épaisse et lumineuse à la fois, s’écoule lentement, étrangement...