Dans ce récit, Bernard Appelbaum fait face à l'absence de son père déporté. Sa mère se remarie dans les années 60, mais perd son époux dans un accident d'avion. Bernard, invité à participer en tant que figurant au film "Jules et Jim" de Truffaut, rencontre le jeune assistant réalisateur Robert Bober sur le plateau.
Paris, Anfang der 60er Jahre: Der junge Bernard Appelbaum bekommt eine Statistenrolle in »Jules und Jim« – durch Truffauts Assistenten, einen gewissen Robert Bober, der nach dem Krieg sein Betreuer in einem Ferienlager für jüdische Kinder war. Auch wenn die Caféhausszene mit Bernard später gestrichen wird: der Film greift tief in sein Leben ein. Denn nach der Kinopremiere erzählt ihm seine Mutter die Geschichte einer anderen Liebe zu dritt, die sie mit seinem Vater Yankel, der nicht aus Auschwitz zurückkam, und Leizer, dem früh verstorbenen Stiefvater, verband. Bernard macht sich auf die Suche: nach seinen eigenen Ursprüngen, aber auch nach den Spuren einer verdrängten Geschichte, eines von Krieg und Kollaboration gezeichneten Paris. In einer schlichten Sprache von unerhörter Eindringlichkeit hat Robert Bober ein Buch der Erinnerung geschrieben, in dem die große Geschichte und persönlichste Erinnerungen sich kreuzen und auf vielfältigste Weise ineinander laufen: lebendig und nostalgisch, traurig und lustig zugleich, wie die Bilder von Robert Doisneau.
Entre 1949 et 1964, dans l'atelier de couture de monsieur Albert, trois vestes sont boudées par des clients. Elles vont d'abord se languir dans l'atelier mais découvrir aussi qu'elles sont douées de pensée et de parole. Tout en s'interrogeant sur les raisons qui les ont mises dans cette situation, elles commentent ce qui se passe sous leurs yeux. Puis, chacune partira vers son destin.
Berg et Beck avaient le même âge, habitaient la même rue, allaient à la même école et portaient la même étoile jaune sur la poitrine. Tous les deux rêvaient aux champions cyclistes découverts dans les pages du Miroir-Sprint ou sur les gradins du Vel d'Hiv.Le 16 juillet 1942, les policiers emmenèrent Beck et ses parents dans le vélodrome de ses rêves.Parce qu'on ne parla plus de lui, Beck ne manqua à personne. Tous l'oublièrent. Sauf Berg.Berg a vingt ans, Beck en aura toujours onze. Lettre après lettre, Berg devenu éducateur dans une maison d'enfants de déportés raconte à Beck les années qu'il n'a pas vécues, les livres et la musique qu'il n'a pas eu le temps de découvrir."Ce n'est pas parce que tu ne répondras pas que l'histoire va devoir se passer de toi. Gardons-nous notre amitié."
Was bleibt einem Kind, das zwar mit dem Leben davongekommen ist, dem sonst aber alles genommen wurde? Die Erinnerung. Die Briefe, die Joseph Berg seinem Freund Henri Beck schreibt und die dieser niemals lesen wird, sollen ihn vor dem Vergessenwerden bewahren. Früher wohnten beide in derselben Straße, besuchten dieselbe Schule und hatten dieselben Hobbys. Bis Henri Beck nach den Sommerferien des Jahres 1942 nicht mehr zurückkehrte: Seine Familie wurde im Zuge der großen Juden-Razzia in Paris verhaftet und deportiert.
Quoi de neuf sur la guerre ? En principe rien, puisqu'elle est finie. Nous
sommes en 1945-1946, dans un atelier de confection pour dames de la rue de
Turenne, a Paris. Il y a la M. Albert, le patron, et sa femme, Léa. Leurs
enfants, Raphaël et Betty. Léon, le presseur. Les mécaniciens, Maurice,
rescapé d'Auschwitz et Charles dont la femme et les enfants ne sont pas
revenus. Et les finisseuses, Mme Paulette, Mme Andrée, Jacqueline. Il y a
l'histoire de leurs relations et de leur prétention au bonheur. Dans l'atelier
de M. Albert, on ne parle pas vraiment de la guerre. On tourne seulement
autour meme si parfois, sans prévenir, elle fait irruption. Alors les rires et
les larmes se heurtent sans que l'on sache jamais qui l'emporte. Alors, «ceux
qui ont une idée juste de la vie» proposent simplement un café ou un verre de
thé avec, au fond, un peu de confiture de fraises. 1981-1982. Trente-cinq ans
apres, quoi de neuf sur la guerre ? Rien de neuf sur la guerre. Parce que,
comme le disait M. Albert en 1945 : «Les larmes c'est le seul stock qui ne
s'épuise jamais.