Une réflexion sur l'apport de la pensée de W. Benjamin à la pensée politique de la décroissance. Témoin du triomphe des machines dans l'industrie, son matérialisme historique d'inspiration marxiste se double d'une vision mystique puisée dans la religion juive. Dans une seconde partie, des extraits offrent un accès à son oeuvre.
Agnès Sinaï Books


Notre planète est malade, très malade : dérèglement du climat, pollution de l'air et de l'eau, épuisement des sols, disparition d'innombrables espèces animales et végétales... Les signaux d'alerte ont beau clignoter, ils rencontrent une incrédulité quasi générale. Comme si le caractère inédit de ces phénomènes échappait à l'entendement commun et à la lecture des dirigeants politiques. La cause de ce déni ? L'idéologie productiviste indifférence à la nature, primauté de l'économique sur toute autre considération - fût-elle environnementale, sociale ou politique - mais aussi dimension démiurgique de la technologie. C'est ainsi qu'à l'échelon international toutes les négociations environnementales - décrites de l'intérieur par les auteurs, qui en relatent les faux espoirs et les ambiguïtés perverses - semblent détournées dans le sens des intérêts du marché et des sociétés industrielles. C'est un cri d'alarme que poussent Yves Cochet et Agnès Sinaï: il est plus qu'urgent de prendre conscience de la menace qui pèse sur notre planète, et donc sur nous tous, et d'agir en adoptant une attitude de responsabilité écologique.