Assia, mama est là
- 176 pages
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« Ceci est un livre pour toi, mon Assia. Quand tu seras grande, il faudra que tu saches. Que tu saches que tu ne vois pas ton père car celui-ci a choisi la voie de la déraison, et que je ne peux vivre sans toi. » Meriam s'est séparée de son mari en 2012, alors qu'il se radicalisait au sein du Front al-Nosra, un groupe djihadiste. Elle a observé son évolution vers un islam extrémiste qui rejette son statut de femme et exclut leur fille, Assia, de son enfance. Le père interdit à Assia de jouer ou d'écouter de la musique, tandis que Meriam, considérée comme mécréante, souhaite simplement conduire et travailler. Cette séparation aurait pu être une simple question de garde, mais le djihad impose des enjeux bien plus graves. Le père déclare à Meriam qu'il préfère voir Assia mourir en martyre plutôt que de revenir en France, alors que la fillette pleure en arrière-plan. Pour Meriam, vivre sans Assia n'est pas vivre. Fin août, elle décide de partir à sa recherche, malgré les avertissements des autorités françaises. Avec son frère, elle se rend en Turquie et parvient à convaincre son ex-mari de la rencontrer. Le 2 septembre, les autorités turques restituent Assia à sa mère, qui retourne enfin avec elle en France.
