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Philippe Sollers

    November 28, 1936 – May 6, 2023

    Philippe Sollers was a French writer and critic whose work often offered contestation and provocation. His writings delved into the complexities of human consciousness and the philosophy of language. A central figure in the intellectual ferment of 1960s and 70s Paris, Sollers engaged with the leading thinkers of his time. His novels and essays remain notable for their intellectual depth and distinctive style.

    Philippe Sollers
    Femmes, mythologies
    Le sens du beau
    Mouvement
    Vision à New York
    Art and Philosophy
    H
    • H

      • 172 pages
      • 7 hours of reading

      Philippe Sollers' groundbreaking 1973 novel, H, draws inspiration from the May 1968 Paris student/worker uprising and challenges conventional norms in literature. Described as "a music that is inscribed in language" (Julia Kristeva) and an "unpunctuated wall of words" (David Hayman), H eliminates plot, character, and setting, as well as punctuation, capitalization, and paragraph breaks, to create what Sollers termed "an external polylogue." The text embodies an infinite fragmentation of subjectivity, featuring a multitude of ventriloquized voices where "words turn round and come back, producing a material fullness of pleasures." This "suffocation" may be seen as its "beauty," according to Roland Barthes. With a rich array of tonalities, attitudes, modes, and ideologies, H exemplifies Sollers' belief that a literary work exists only potentially, with its realization depending on the readings it inspires and the contexts in which they occur. The first English-language translation, by Veronika Stankovianska and David Vichnar, brings this influential experimental text to a wider audience.

      H
    • Art and Philosophy

      • 173 pages
      • 7 hours of reading

      Book by Jean Baudrillard, Hans-Goerg Gadamer, Fredric Jameson, Julia Kristeva, Jean-Francois Lyotard, Louis Marin, Mario Perniola, Cornel West, Philippe Sollers, Paul Virilio

      Art and Philosophy
    • Mouvement

      • 272 pages
      • 10 hours of reading

      "Il y a deux sortes d'insomnies : celle de 3 heures du matin, et celle de 5 heures. À 3 heures, j'ai rendez-vous avec toutes les grandes catastrophes. Je marche nu, dans la neige, vers une chambre à gaz, je parcours les rues d'Hiroshima et de Nagasaki, au milieu des foules en désagrégation, je végète sans aucun espoir dans un camp de Sibérie, je tremble à Fukushima en plein tsunami nucléaire, je suis un chrétien d'Orient attendant d'être exécuté. Si je me réveille brusquement à 5 heures, tout est différent. À 5 h 15, la poésie existe, malgré un monde grouillant de folie."

      Mouvement
      4.0
    • Le sens du beau

      Aux origines de la culture contemporaine

      • 237 pages
      • 9 hours of reading

      Comment vivre sans la beauté et les multiples significations qu'elle offre à nos réflexions et échanges ? Bien que la sagesse populaire affirme qu'on ne discute pas des goûts, Nietzsche souligne que c'est précisément ce que nous faisons. Dans l'Antiquité, les critères du Beau étaient peu questionnés : l'œuvre d'art incarnait une objectivité, représentant les propriétés harmonieuses de l'Ordre du monde, un "microcosme" aux qualités indiscutables. Au Moyen Âge, l'art était perçu comme un moyen de révéler une vérité supérieure, celle des attributs divins. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que la "Révolution du goût" émerge, suggérant que le sens du beau réside dans le cœur humain, et que l'œuvre vise à plaire à la sensibilité humaine plutôt qu'à incarner une vérité cosmique ou divine. Au XVIIIe siècle, avec la laïcisation de la culture, la philosophie de l'art évolue vers une théorie de la sensibilité, où l'œuvre est vue comme une création humaine. L'auteur et le spectateur deviennent ainsi les deux faces d'une subjectivisation de la beauté. Ce livre retrace l'histoire de cette mutation, essentielle à la culture moderne, tout en éclairant nos débats contemporains à travers le prisme de la sécularisation et de l'humanisation du divin.

      Le sens du beau
      4.0
    • Femmes, mythologies

      • 416 pages
      • 15 hours of reading

      D’un vase anthropomorphe du VIe millénaire à la Femme vase de Picasso, une évocation des métamorphoses de la figure féminine en Occident (Europe et civilisations de la Méditerranée). Sacralisée et diabolisée, la femme est déesse, magicienne, mère et vierge, à l’instar d’Astarté et de son homologue grecque Artémis, déesse de la virginité, en même temps Sélénè qui préside aux accouchements, Hécate aux maléfices... Au fil de son évolution, chaque civilisation redécouvre la pure beauté sensuelle du corps féminin : le Nouvel Empire égyptien, Praxitèle et ses héritiers, les vierges gothiques, la vierge de l’Annonciation de Simone Martini et la grande série des nus couchés qu’inaugure Giorgione : Titien, Velasquez, Goya, Manet,Gauguin, Picasso…

      Femmes, mythologies
      3.0
    • Le Cœur absolu - Texte intégral

      • 464 pages
      • 17 hours of reading

      Le Cœur Absolu est une société secrète fondée vers la fin du vingtième siècle à Venise.Ses membres : S., écrivain, scénariste, spécialiste d'Homère et de Dante. Liv, vingt-sept ans, comédienne. Sigrid, son amie, philosophe. Marco et Cecilia, deux jeunes musiciens.Buts de cette société de plaisirs : la sortie du Temps, la vie comme féerie.Ses moyens : un langage, des comportements et des jeux qui sont révélés ici.Une de ses figures légendaires : Casanova.Ses lieux d'action : Paris ; une île en été ; une Italie dérobée et joyeuse ; - beaucoup d'autres personnages participant, plus ou moins à leur insu, aux opérations.

      Le Cœur absolu - Texte intégral
      3.7
    • Philippe Sollers : «Je n'ai jamais songé à me marier. Sauf une fois. Et une fois pour toutes. Cette aventure singulière, et très passionnée, méritait, je crois, d'être racontée en détail.» Julia Kristeva : «Nous sommes un couple formé de deux étrangers. Notre différence nationale souligne encore mieux une évidence qu'on se dissimule souvent : l'homme et la femme sont des étrangers l'un à l'autre. Or le couple qui assume la liberté de ces deux étrangers peut devenir un véritable champ de bataille. D'où la nécessité d'harmoniser. La fidélité est une sorte d'harmonisation de l'étrangeté. Si vous permettez que l'autre soit aussi étranger que vous-même, l'harmonie revient. Les «couacs» se transforment alors en éléments de la symphonie.» Du mariage considéré comme un des beaux-arts rassemble quatre dialogues (échelonnés de 1990 à 2014) entre Julia Kristeva et Philippe Sollers, à travers lesquels ils nous transmettent leur expérience d'écrivains et d'intellectuels engagés au regard de la rencontre amoureuse et du couple.

      Du mariage considéré comme un des beaux-arts
      3.6
    • "Je lève les yeux. Mon refuge est parfait. Chambre et jardin. Les hauts acacias remuent doucement devant moi. Je sens les vignes tout autour, à cent mètres, comme un océan sanguin. C'est la fin de l'après-midi, le moment où le raisin chauffe une dernière fois sous le soleil fluide. J'ai donc fini par revenir ici. Après tout ce temps. Chez moi, en somme. Ou presque. L'une de mes soeurs m'a prêté la maison... Ni ferme, ni manoir, ni château ; "chartreuse", ils appellent ça, repos, chasse, vendanges... Avec son drôle de nom musical anglais : Dowland... Je suis arrivé en voiture il y a deux heures... J'ai pris un bain, j'ai mis mon smoking pour moi seul, je me suis installé sous la glycine, pieds nus... Premier whisky, cigarettes... J'ai sorti ma machine à écrire, mon revolver, mes papiers : dossiers, lettres, cahiers et carnets... Vérifié si les malles étaient là, celles que j'ai demandé à Laure de me garder... Oui, deux grosses caisses remplies à craquer. Notre enfance aussi est tassée dedans, je suis sûr qu'elle n'a jamais jeté un coup d'oeil..."

      Portrait Du Joueur
      3.6