Retrace la vie de l'écrivain Romain Gary (1914-1980). Tente de démêler la part de fiction et celle de réalité dans les récits autobiographiques de l'auteur qui employa plusieurs pseudonymes tels Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat et Emile Ajar. Enquête sur sa famille, ses origines juives russo-polonaises, sa naissance à Vilnius, son arrivée en France dans les années 1930, sa carrière de diplomate, etc
Beginning in Paris on the eve of the Nazi occupation in 1940. Suite Française tells the remarkable story of men and women thrown together in circumstances beyond their control. As Parisians flee the city, human folly surfaces in every imaginable way: a wealthy mother searches for sweets in a town without food; a couple is terrified at the thought of losing their jobs, even as their world begins to fall apart. Moving on to a provincial village now occupied by German soldiers, the locals must learn to coexist with the enemy—in their town, their homes, even in their hearts. When Irène Némirovsky began working on Suite Française, she was already a highly successful writer living in Paris. But she was also a Jew, and in 1942 she was arrested and deported to Auschwitz, where she died. For sixty-four years, this novel remained hidden and unknown.
Le besoin de manger et celui de raconter se situaient sur le même plan de nécessité primordiale. Primo Levi a exprimé sa mission de survivant en affirmant qu'il devait libérer tout ce qu'il avait vu et entendu. Cette biographie, enrichie de rencontres avec ses amis et proches, de textes et d'archives inédites, rend hommage à cet homme et à son œuvre. À vingt-quatre ans, en 1943, Levi est arrêté par la milice fasciste, interné dans un camp de transit, puis déporté à Auschwitz. Sa formation de chimiste le conduit à l'usine I.G. Farben à Monowitz-Auschwitz III. Libéré par les Soviétiques en janvier 1945, il met neuf mois à retrouver sa terre natale. Il écrit "Si c'est un homme" dès son retour à Turin. Après une diffusion confidentielle, il attend onze ans pour qu'une grande maison d'édition italienne le publie, et bien plus longtemps avant d'être reconnu mondialement. Son œuvre est marquée par la nécessité de témoigner de l'humiliation de l'homme et par l'espoir d'exprimer l'indicible. Comment survivre au mal radical ? Comment allier optimisme et histoire ? En 1987, malade et dépressif, Levi se suicide, mais ses interrogations demeurent pertinentes. Son œuvre pourrait être le pont entre l'avant et l'après Auschwitz. Myriam Anissimov, née en Suisse dans un camp de réfugiés, a consacré plusieurs années à cette biographie.