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Richard Bohringer

    Quinze rounds
    Bouts lambeaux
    Le bord intime des rivières
    C'est beau une ville la nuit
    Traîne pas trop sous la pluie
    L'ultime conviction du désir
    • L'ultime conviction du désir

      • 160 pages
      • 6 hours of reading

      " Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier [..]Écrire. Les torrents, les bateaux au bout du monde, les fleuves, les grandes marées, les prémonitions, les ombres, la discutation humaine, le palabre. L'envie de se raconter l'autre. L'ultime conviction du désir. " De l'Iceland à Cuba en passant par l'Asie et surtout l'Afrique, continent qu'il aime plus que tout, Richard Bohringer conte son désir de la vie, son désir d'écriture. Désirs qui, seuls, peuvent le sauver de la mélancolie, des regrets et de la tristesse du temps qui passe. Son phrasé poétique, presque une chanson, retrace ses impressions de voyage, ses souffrances, ses souvenirs et sa passion pour la vie. L'ultime conviction du désir est un récit bouleversant.

      L'ultime conviction du désir
      3.5
    • " Je suis arrivé devant l'hôpital posé à quai comme un cargo la nuit. Ses lumières immobiles sous la pluie. Planté là sous le néon, dégoulinant de l'averse. Le vent frissonne sur les flaques. Quelqu'un marche vite. Un taxi ferme sa lumière. J'y suis. J'ai demandé au toubib, perdu au milieu des perfus, des chariots, des solitaires sans un son, et puis d'autres qui en ont marre. On sait plus si c'est de la vie. J'ai demandé au toubib s'il me gardait cette nuit. Il a dit oui. "

      Traîne pas trop sous la pluie
      3.0
    • Ni autobiographie d'acteur ni roman, C'est beau une ville la nuit est " une balade, l'œil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit à la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances ". Un blues en prose, ponctué de chansons, écrit par l'homme Borhinger à ses amis vivants ou morts, aux femmes qu'il a aimées, à la vie, à la page blanche. L'enfance maudite, l'alcool, les coups de chagrin, l'héroïne, il aura tout connu, pour s'octroyer quand même, au terme de son errance, le droit à l'amour, au bonheur, à l'écriture. " Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi.

      C'est beau une ville la nuit
      3.3
    • Bouts lambeaux

      • 89 pages
      • 4 hours of reading

      Je voulais les débuts de la vie avec Les mots le début des mots dans ma vie j'avais vingt ans je voulais écrire le plus beau des poèmes. Rimbaud avait déjà fait Le boulot. Alors j'ai fracassé la vie. Je voulais le jus. Le jus divin. Celui qui donne des ailes aux mots. Jamais découragé. C'est trop beau les mots. C'est trop fou. Les années ont passé. J'ai vécu l'attente du génie. Jamais venu. Juste une fleur a poussé en moi. J'ai pris la fleur et voilà tout. Il y avait tellement de monde en moi, d'humain croisé, raté parce que c'était pas le jour et tu te rajoutes une gamelle en te disant que tu t'étais levé con et qu'il y avait de fortes chances que tu te recouches aussi con. Je voulais faire ce film aussi. Des jours je voulais fort et d'autres un peu moins. C'est Denis mon pote celui qui jouait au rugby. Qui jouait bien même très bien. C'est lui c'est de sa faute et de La merveilleuse foi du groupe Aventures pour son incroyable énergie et amour que ce putain de film existe. Alors chaque jour avec des bouts de papier des bouts-bouts de mémoire des acteurs oh combien habités - pas de petits, que des humains brûlants. Et puis la lumière si belle par instant. Chef Dominique merci. Merci la vie. Tous les jours construire, se laisser instruire par l'inspiration. Faire un joli film. Et se faire détruire dans les couloirs par des spadassins du royaume des ignares.

      Bouts lambeaux