René de Ceccatty Book order (chronological)






L'accompagnamento
- 141 pages
- 5 hours of reading
Mes années japonaises
- 248 pages
- 9 hours of reading
«Dès mon arrivée à Tôkyô, j’avais été frappé par la beauté exceptionnelle de sa lumière. La nuit tombant, des marchands de patates douces cuites à la braise avançaient leurs carrioles, éclairées de lanternes en papier, en chantonnant des mélopées lugubres comme des thrènes qui invitaient la clientèle. Dans la journée, d’autres voiturettes, elles modernes, collectaient les vieux journaux, elles aussi en faisant retentir des ritournelles, mais moins tristes.»René de Ceccatty relate ici son lointain séjour au Japon et les années qu’il a consacrées à la littérature de ce pays. Dans cette évocation, il nous livre un autoportrait sans complaisance, puisant dans ses souvenirs comme dans certaines lettres envoyées et conservées par sa mère… Le Japon et la découverte d’une nouvelle forme de pensée et de rapport au monde l’auront marqué à jamais, comme une deuxième naissance, influençant son parcours artistique et sentimental. Avec beaucoup de détermination et d’énergie, René de Ceccatty réussit à s’arracher au temps présent en écrivant, et à ranimer non le passé comme passé, mais «le présent du passé».
Canzoniere
Rerum vulgarium frangmenta - Traduction de l'italien et préface de René de Ceccatty
- 560 pages
- 20 hours of reading
"Dans l'univers en expansion du Canzoniere, chaque sonnet est un monde. Nul progrès de l'un à l'autre - du même au même -, mais les distances infinies d'un espace sidéral. Ciel de glace et de feu régi par la musique des nombres, le Canzoniere a ses étoiles fixes - scintillante nébuleuse de sonnets - et ses météores : brèves fusées des ballades, "soeurs lumineuses des blancs ruisseaux" de la Canzone, tourbillons clairs-obscurs des sextines, feux dansants du madrigal. Il a aussi ses planètes, brillant d'un éclat emprunté à l'astre de Laure, et ses constellations écrites en lettres d'or dans le ciel des idées". Jean-Michel Gardair.
Magicienne des lettres italiennes, Elsa Morante (1912-1985) est considérée dans son pays comme la plus grande romancière du XXe siècle. Quel a été le mystérieux chemin suivi par cette enfant, née dans un quartier populaire de Rome et marquée par un secret de naissance, pour devenir un écrivain prodige ? Mariée au plus célèbre écrivain italien, elle détestait qu'on la présente comme la femme d'Alberto Moravia. Avec quatre romans - dont L'Île d'Arturo, prix Strega, le Goncourt italien, en 1957, et La Storia, adaptée au cinéma par Luigi Comencini avec Claudia Cardinale -, elle devient de son vivant une icône de la littérature libre, imaginative, intransigeante. Les plus grands artistes de son temps - Pier Paolo Pasolini, Luchino Visconti, Leonor Fini, Anna Magnani - l'admirent sans réserve. Figure de l'intelligentsia de l'Italie de l'après-guerre jusqu'aux années 1980, invitée dans le monde entier, elle s'isole pourtant peu à peu, tombe malade, tente de se suicider et meurt le 25 novembre 1985. Grâce à des archives inédites et aux témoignages de proches - amis, parents, poètes, acteurs, militants de l'extrême gauche italienne -, René de Ceccatty nous donne à lire la première biographie en français d'Elsa Morante, dessinant le magnifique portrait d'un écrivain qui ne voyait la réalité que dans la littérature.
Enfance, dernier chapitre
- 440 pages
- 16 hours of reading
"Pendant que j'écrivais sur mes premières années, maman vivait, à Montpellier, ses quatre dernières. Sa mémoire immédiate l'abandonnait, mais demeuraient intacts la force de sa personnalité et ses souvenirs lointains, du temps de mon enfance, précisément. En me souvenant, je luttais contre son amnésie. Sans doute, sa présence auprès de moi a-t-elle été décisive pour la construction de ce récit qui évoque notre vie en Tunisie, puis de ce côté-ci de la Méditerranée, et la conscience de n'avoir ni repères ni frontières. Mais c'est surtout aux sensations d'un paysage intérieur que je me suis attaché, m'arrêtant à l'orée de l'adolescence : quand tout était tracé de ce que j'allais être et que je n'ai pu m'empêcher d'anticiper ici. La mort de maman a arrêté cette remémoration écrite. Je ne pouvais pas aller plus loin. Le dernier chapitre avait été écrit". René de Ceccatty.
Ricordare e dimenticare
- 72 pages
- 3 hours of reading
Amicizia e passione. Giacomo Leopardi a Napoli
- 281 pages
- 10 hours of reading
Raphaël et Raphaël
- 282 pages
- 10 hours of reading
La femme qui se confie au narrateur de ce récit après de longues années de silence est une ancienne connaissance qu'il surnomme "l'Ombre blonde". Elle lui raconte, au cours d'une nuit blanche, une singulière histoire d'amour qui présente une curieuse analogie avec sa propre vie. Elle a été amoureuse, puis séparée d'un certain Raphaël qu'elle n'a jamais pu écarter définitivement de sa vie. Elle le voit encore régulièrement et assiste à sa vie sentimentale dont il ne lui dissimule rien et qu'il mène désormais avec un homme. De la même manière, le narrateur a vécu un amour difficile pour un homme qui l'a fui, puis est revenu vers lui, pour ne rien lui cacher de sa nouvelle existence. Ces deux hommes ambigus, hésitants et déterminés, se prénomment Raphaël. Lointains mais présents, ils sont le lien du narrateur et de l'Ombre blonde. Et peut-être aussi le lien du livre avec la fiction et la réalité. Or justement est-on dans le roman ? Hanté par son enfance - d'où se détache le souvenir d'un petit pont de bois, symbole, dans un poème japonais, de la fragilité de tout amour et du danger de le raconter -, le narrateur précise sa défiance à l'égard de toute fiction, tout en déclarant sa passion pour la littérature quand elle est ancrée dans la vie. écoutant des confidences dans lesquelles il reconnaît sa propre histoire, il se glisse inévitablement dans la peau d'un personnage.
Une passion chaste, ainsi peut-on définir le lien qui unit Giacomo Leopardi et Antonio Ranieri dès leur rencontre. Le premier, philosophe et poète, avait à peine plus de trente ans. Mais son génie étouffait dans son environnement familial. Le second, révolutionnaire napolitain en cavale, avait une vingtaine d'années. Ils fuient Florence où pourtant Leopardi est admiré par un cercle d'intellectuels et s'installent ensemble à Naples où les attend le choléra. Le destin du plus grand écrivain romantique italien, mourant dans les bras d'un jeune homme dont, disait-il, "seule la foudre de Jupiter pourrait le séparer", a suivi un cours romanesque. J'ai voulu comprendre cet amour étrange, auquel se mêlent la création poétique, le combat politique et la maladie. Leur histoire est devenue une part de la mienne.







