Ce roman achève le "triptyque" inauguré par {le Voyage d'Arsène} et poursuivi par {les Gants blancs d'Alexandre} ; les mêmes principaux personnages se retrouvent dans les trois ouvrages. L'individu qui raconte l'histoire de ce livre est un...amnésique. Il oublie ce qu'il vient de dire dès qu'il l'a dit et, de ce fait, une douce folie s'introduit subrepticement dans le récit des événements qu'il rapporte. Sachons cependant que l'héroïne dont il se souvient est une certaine Blanchette qu'il connut fillette et qui, ayant longtemps levé la jambe dans les revues du Moulin de la Galette deviendra, après bien des péripéties, la comtesse de Villemomble. Telle est la trame... Cocasserie, émotion ; provocation ; l'on s'embarque sur une nef des fous.
Roger Hanin Books



Lettre à un ami mystérieux
- 243 pages
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Gustav
- 297 pages
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Qui est, en vérité, cet étrange « Gustav » ? Disons qu'à première vue c'est un homme qui répond aux questions qu'on ne lui a pas encore posées. Un homme qui vient d'ailleurs, mais qui se conduit comme un proche parent, et dont la sagesse peut s'exprimer à travers la voix de l'un, de l'autre, et même d'un chien. En d'autres termes, ce « Gustav », c'est un peu le Messie qu'on attend. C'est l'étranger qui offre son amour sans compter. Et qui peut disparaître aussi vite qu'il a surgi... Ce bref portrait dit assez que le héros de ce roman se prête à la fantaisie de Roger Hanin. Et à son goût pour l'absurde, le non-sens, la fable... L'histoire ? Un homme et son fils de treize ans vont au Havre en Bentley, pour accueillir l'oncle Gustav - dont un télégramme leur a annoncé la visite. Sur place, le jeune garçon, Pablito, va s'éprendre d'une prostituée Laëtitia, que son père tentera de racheter à son proxénète, avant que celle-ci, devenue lesbienne, ne s'éprenne d'une certaine Madame Livingstone qui voyageait, précisément, avec ledit Gustav... Tout cela semble compliqué ? Mais non ! Car la trame de ces aventures importe moins que les digressions dont elle est le prétexte. Roger Hanin y incruste, à chaque page, sa vision du monde - une vision fraternelle, désespérée, résolument poétique. On peut résister à cet univers. On peut, aussi bien, s'y abandonner, et commence alors un rare plaisir de rêverie et de lecture...