Alexandre del Valle a été précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et la dérive néo-ottomane de la Turquie. Trente ans après la dissolution de l’ex-URSS, il souligne que les pays de l’OTAN n’ont pas toujours mis à jour leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l’Ennemi suprême. Cette perception erronée de l'Ennemi s'accompagne d'une fausse vision de l’Ami, l’Occident restant allié à des « pôles de l’islamisme sunnite » tels que l’Arabie saoudite, le Qatar, et la Turquie, qui cherchent à saper les valeurs des sociétés ouvertes sous prétexte de défendre la religion. Del Valle analyse les « révolutions de couleurs » soutenues par des ONG américaines en Europe de l’Est, les reliant à l’interventionnisme en Irak et en Libye, ainsi qu’au printemps arabe, devenu un « hiver islamiste ». Il révèle les stratégies des islamistes, qu'ils soient institutionnels ou djihadistes, et expose leur double matrice théocratique et totalitaire. Pour résister à cette offensive planifiée, l’Occident doit redéfinir la Menace et l’Ennemi, revoir ses alliances et ses visions stratégiques. L’enjeu est de préserver les valeurs des sociétés ouvertes tout en défendant leurs racines civilisationnelles, avant de donner des leçons de droits de l’homme ou de démocratie au reste du monde.
Alexandre del Valle Books



Mobiles Géopolitiques: L' Islamisme et les Etats Unis
Une alliance contre l'Europe
- 327 pages
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Le Complexe occidental - Petit traité de déculpabilisation
- 416 pages
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Les Occidentaux et en premier lieu les Français, doivent répondre, selon l’auteur, au plus grave défi qui se pose à eux : le virus de la haine de soi collective, miroir de la détestation dont ils sont l’objet de la part des totalitarismes modernes. Aucune civilisation n’est pire que les autres. L’enjeu de ce livre est de montrer que si nous ne sommes pas parfaits, nous autres occidentaux avons aussi des raisons objectives d’être fiers de nous et de nos valeurs. Et la première d’entre elles ne serait-elle pas la démocratie ? Cette démocratie fondée dans les sociétés ouvertes sur le postulat simple que l’individu est responsable de lui-même, pas de ses ancêtres ou d’un groupe social auquel il serait assujetti. Le « politiquement correct », fondé lui sur la repentance, l’antiracisme à sens unique et l’assignation des individus à des communautés détenant des droits collectifs exorbitants, est donc une menace gravissime pour nos sociétés.