David Godman, lors d'un entretien improvisé avec son amie Harriet, évoque les quatre années (1978-1981) où il a régulièrement visité le maître spirituel Nisargadatta Maharaj à Bombay. Nisargadatta, un jñânî, avait pour objectif principal de « planter ses mots directement dans la conscience » de ses visiteurs, évitant ainsi de saturer leur intellect de concepts. Au fil de la conversation, Godman fait ressurgir des souvenirs enfouis sans chercher à en faire un livre de souvenirs. Il nous plonge dans la petite pièce où Maharaj recevait des visiteurs du monde entier, où se tenaient des séances de questions-réponses, une pratique qu'il appréciait particulièrement. Le récit de Godman allie la fraîcheur de l'expérience vécue à un regard avisé d'observateur. Il se présente comme un témoin fidèle, sans intention d'enquête ni dogmatisme, mais avec une empathie éclairée. La préoccupation principale de Nisargadatta était de dissiper les identités illusoires pour permettre à chacun de découvrir sa véritable nature : une conscience sans limites ni formes.
Alain de la Porte Book order (chronological)



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