Emmanuel Carrère delves into profound questions of identity, the construction of illusion, and the shaping of reality throughout his extensive body of work. His distinctive literary style fluidly bridges the gap between fiction and nonfiction, drawing readers into deep reflections on the human condition. Carrère masterfully weaves personal experiences with universal themes, crafting narratives that are both intimate and thought-provoking. His unique approach to storytelling marks him as a significant voice in contemporary French literature.
The diarist's father is killed and mother badly injured during an air strike,
he is sentenced to 40 lashes for speaking out against a beheading, he sees a
woman stoned to death. This book shows how every aspect of life is impacted -
from the spiralling costs of food to dictating the acceptable length of
trousers.
In Sri Lanka, a tsunami sweeps a child out to sea, her grandfather helpless against the onrushing water. In France, a woman dies from cancer, leaving her husband and small children bereft. What links these two catastrophes is the presence of Emmanuel Carrère, who manages to find consolation and even joy as he immerses himself in lives other than his own. The result is a heartrending narrative of endless love, a meditation on courage in the face of adversity, and an intimate look at the beauty of ordinary lives.
Read the definitive essay collection from the Sunday Times bestselling author of The Adversary, dubbed 'France's greatest writer of non-fiction' (New York Times) 'The most exciting living writer' Karl Ove Knausgaard Over the course of his career, Emmanuel Carr re has reinvented non-fiction writing. In a search for truth in all its guises, he dispenses with the rules of genre. For him, no form is out of reach- theology, historiography, reportage and memoir - among many others - are fused under the pressure of an inimitable combination of passion, curiosity and intellect that has made Carr re one of our most distinctive and important literary voices today. 97,196 Words introduces Carr re's shorter work to an English-language audience. Featuring more than thirty extraordinary texts written over an illustrious twenty-five-year period of Carr re's creative life, the book shows a remarkable mind at work. Spanning continents, histories, and personal relationships, 97,196 Words considers the divides between truth, reality and our shared humanity, exploring remarkable events and eccentric lives, including Carr re's own. * A New York Times Notable Book *
This is a book about yoga. Or at least, it was. January 2015. High on literary success and familial bliss, Emmanuel Carr re embarks on a rigorous ten-day meditative retreat in rural France in search of clarity and material for his next book, which he thinks will be a subtle, upbeat introduction to yoga. But his trip is cut short, and he is brought down to earth with a thud when he returns to a Paris in turmoil in the aftermath of the Charlie Hebdo terrorist attack. From then on, Carr re's life - along with his novel-in-progress - begins to unravel in ever more unexpected ways. 'The story of how a life can fray, tighten itself into a noose, unravel... profound and moving' Geoff Dyer 'Extraordinarily compelling' Financial Times
Based on the legendary evening at Lake Geneva that ostensibly inspired Mary Shelley's Frankenstein, Gothic Romance intertwines parallel stories of suspense set in the early 19th century and latter-day London.
En septembre 2021, Emmanuel Carrère couvre le procès V13 à Paris, suite aux attentats du 13 novembre 2015. À travers ses chroniques, il explore le traumatisme national, les perspectives des victimes et des coupables, et interroge les racines du terrorisme. Un récit poignant sur la quête de guérison d'une société bouleversée.
An einem kalten Februarmorgen 1993 sieht die Fotojournalistin Darcy Padilla eine Achtzehnjährige mit einem Neugeborenen im Arm in der Lobby des Ambador-Hotels in San Francisco stehen – barfuß. Sie bittet sie, ein Foto von ihr machen zu dürfen. Sie wird Julie die nächsten achtzehn Jahre bis zu deren Aids-Tod im Jahr 2010 als Chronistin ihres Lebens und Freundin fotografisch begleiten. Als Emmanuel Carrère die Fotos zum ersten Mal sieht, beschließt er, sich auf die Spuren der beiden Frauen zu begeben, und reist in die USA. Als Meister der dokumentarischen Erzählung beschreibt er Julies Lebensweg und die Freundschaft der beiden ungleichen Abhängigkeiten, familiäre Katastrophen, Beziehungen, Geburten und Abschiede, viele tragische und wenige heitere Momente in einem Milieu, aus dem es kein Entrinnen zu geben scheint. Denn Julie ist ein Fall von Padillas Bilder und Carrères Text werfen die Frage nach der sozialen Bedingtheit eines Schicksals auf, nach dem Gebot der Anteilnahme angesichts von Lebenswegen, die aussichtslos erscheinen.
SOMMAIRE : 28. Sommaire et édito Le rêve de Lagos Les orphelines du peuple fantôme Retour au Viêtnam La vie sans les hommes À la recherche de l’homme-dé La belle échappée La leçon polonaise Monsieur et Madame Zhang L’oiseau de Palestine : Enquête sur Khaled Jarrar Entretien avec Malek Chebel Bataye Kok Les mariés de la frontière
Limonov è un personaggio reale, con una vita avventurosa e controversa: ex teppista in Ucraina, icona dell'underground sovietico, barbone e domestico di un miliardario a Manhattan, scrittore di successo a Parigi, e soldato nei Balcani. Oggi, è un carismatico leader di un partito di giovani disperati. Carrère lo descrive come un eroe o una carogna, lasciando il giudizio aperto. La sua vita, romanzesca e spericolata, riflette non solo la sua storia ma anche quella della Russia e dell'umanità dopo la Seconda Guerra Mondiale. La narrazione è un mix di avventure avvincenti e scandalose, che oscillano tra il commovente e il ripugnante, senza mai scivolare nella mediocrità. Che si trascini ubriaco per le strade di New York dopo una separazione o si faccia coinvolgere in situazioni grottesche a Parigi, Limonov affronta ogni esperienza con una temerarietà che suscita rispetto. Carrère, immergendosi nella vita di Limonov, riflette su una esistenza oltraggiosa e intensa, simile a quella di un "romanzo russo", rendendo il racconto irresistibile e sorprendente.
« A un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé. Affaire classée, alors ? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier ? en historien ? Disons en enquêteur. » (4e de couv.)
A quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui
me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle
d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu
es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire? C'était une commande, je
l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé a raconter l'amitié entre
un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et
tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal
d'instance de Vienne (Isere). Il est question dans ce livre de vie et de mort,
de maladie, d'extreme pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est
vrai.
On the Saturday morning of January 9, 1993, while Jean Claude Romand was killing his wife and children, I was with mine in a parent-teacher meeting... With these chilling first words, acclaimed master of psychological suspense Emmanuel Carrère begins his exploration of the double life of a respectable doctor, 18 years of lies, five murders and the extremes to which ordinary people can go.
Frédérique est professeur de collège. Elle vit avec son fils Quentin, séparée de son mari Jean-Pierre, qu'elle voit souvent, avec qui elle passe parfois des vacances. Ainsi les quelques jours de la Toussaint, à Trouville. Si on allait finir la soirée au casino ? La roulette ? Un jeu simple. Frédérique a trente-six ans. Elle joue pour la première fois le 36, perd, rejoue, gagne. Et rentre à Paris. Elle étudie, comme on prépare un concours, les différentes catégories de mises : plein, transversale, cheval, sizain... Et repart jouer. Par Passion ? Allons donc. Ces vertiges lui vont mal. Son lot, c'est l'envie de les éprouver. Un jour pourtant, sans rien décider, elle abandonne à la roulette la conduite de sa vie et se met au pied du mur, en espérant, après l'avoir sauté, être enfin délivrée, hors d'atteinte...
Dès le début de cette histoire, une menace plane sur son petit héros : nous le sentons, nous le savons, tout comme lui le sait, l’a toujours su. Pourtant, quoi de plus ordinaire qu’une classe de neige? Mais celle-ci, à partir d’un incident apparemment mineur (son père qui l'a amené en voiture repart en emportant les affaires de l'enfant) va tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d’où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l’instrument, nous savons que quelque chose est en marche, qui ne s’arrêtera pas. Ce roman impitoyablement écrit raconte l’un des pires malheur qui puisse arriver à un enfant, un malheur, né autant de son imagination que du monde qui l'entoure, et contre lequel il sera totalement démuni car il touche le cœur de ce qui fait sa faiblesse, sa vulnérabilité et le prive de toute issue, de tout recours.
«Quello che mi interessa è poter scrivere un reportage nello stesso modo in cui scriverei un libro» afferma Emmanuel Carrère. Così, della «Giungla» di Calais, non ci racconta il fango, la violenza e la miseria del campo, bensì tutto quello che c'è attorno: la rabbia e la frustrazione di una parte dei calesiani; la compassione e la solidarietà di un'altra parte; le fabbriche e i quartieri abbandonati; l'immane apparato poliziesco; il circo mediatico; il «turismo del dolore». E lo fa nel suo modo affabile e diretto, con lo sguardo, insieme lucido ed empatico, di chi si interroga costantemente su tutto – anche su se stesso.
«La follia e l'orrore hanno attanagliato la mia vita» scriveva Carrère, e questo tema pervade i suoi libri. Dopo aver completato l'"Avversario", decide di sfuggire a queste ombre, trovando un nuovo amore e accettando di realizzare un reportage su un prigioniero di guerra ungherese dimenticato in un ospedale psichiatrico russo. Si reca in una cittadina a ottocento chilometri da Mosca, dove attende che accada qualcosa, e qualcosa accade: un delitto atroce lo riporta nel vortice della follia e dell'orrore. Anche la sua vita amorosa viene travolta da un racconto erotico scritto per gioco, che si trasforma in un incubo devastante. Nel frattempo, il viaggio in Russia lo costringe a confrontarsi con le sue origini e il rapporto con la lingua della madre. Inizia così a indagare su ciò che gli è stato «proibito raccontare»: la storia del nonno materno, scomparso nel 1944 dopo una vita segnata da fallimenti e umiliazioni, probabilmente ucciso per aver collaborato con l'occupante. Questo segreto, un fantasma che ossessiona la sua famiglia, lo spinge a intraprendere un percorso oscuro nell'inconscio di due generazioni, portandolo a confrontarsi con un retaggio di paura e vergogna, e a cercare una riconciliazione con la figura materna, segnando una temporanea vittoria su quel nemico che lo perseguita.
« La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j'ai écrits ne parlent de rien d'autre. Après L'adversaire, je n'en pouvais plus. J'ai voulu y échapper. » À la fois quête des origines, carnet de bord, récit d'un fait divers et d'une passion amoureuse, Un roman russe est une œuvre autobiographique dense et captivante. Emmanuel Carrère y restitue avec talent la complexité d'un homme dont la vie ressemble à ses livres.
A linguist flying to a conference in Helsinki has landed in a strange city where he can't understand a word anyone says. As one claustrophobic day follows another, he wonders why no one has found him yet, whether his wife has given him up for dead, and how he'll get by in this society that looks so familiar, yet is so strange. In a vision of hell unlike any previously imagined, Budai must learn to survive in a world where words and meaning are unconnected. A suspenseful and haunting Hungarian classic. Translated by George Szirtes.Ferenc Karinthy was born in Budapest in 1921. He obtained a PhD in linguistics and went on to be a translator and editor, as well as an award-winning novelist, playwright, journalist and water polo champion. He is the author of over a dozen novels. Metropole is the first to be translated into English.
Une nuit, un scénariste de Hollywood imagina en rêve la plus gracieuse et originale des histoires. Du début à la fin, il en suivit la progression dramatique imparable, les péripéties, l'agencement ingénieux et naturel. Dans un demi-sommeil, il griffonna quelques mots qui, peut-être, lui permettraient de reconstituer la merveille, le lendemain. Au matin, il trouva sur son bloc le résumé lapidaire de ce qui lui avait paru si neuf - et qui l'était, n'en doutons pas : Boy meets girl. On pourrait résumer ainsi L'Amie du jaguar : un garçon rencontre une fille. Son sujet choisi, l'auteur a tâché d'organiser cette rencontre et de raconter ce qui en résulte selon la capricieuse nécessité qui, dans son rêve, avait émerveillé le scénariste. Ainsi est-il question, dans ce roman, des rites funéraires en usage dans la colonie française de Surabaya (Indonésie), d'un jeu appelé le loto chantant, des rapports entre les sentiments exprimés dans une lettre et le bureau de poste choisi pour l'expédier, de stations prolongées dans des ascenseurs, de parenthèses, d'un ou plusieurs crimes atroces dissimulés dans un manuel de graphologie, de grimaces, de quatorze karatékas, d'un trafic de zombies entre Biarritz et Surabaya, d'amour surtout et de fabulations. Cette liste, bien entendu, n'est pas exhaustive.
Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas. Avec présentation, notes, dossier et cahier photos par Fanny Taillandier.
»Nicht auch noch Sie! Calais ist zu einem Zoo geworden, und ich bin eine Kassenfrau in diesem Zoo«, schreibt eine Bewohnerin von Calais an Emmanuel Carrère, als er im Frühjahr 2016 in der nordfranzösischen Stadt eintrifft, um eine Reportage zu schreiben. Früher berühmt für die Herstellung von Webspitze, ist Calais heute für seinen ›Dschungel‹ berüchtigt, das mittlerweile geräumte, größte Flüchtlingscamp Europas, Sinnbild für das Versagen von Politik, für empathielos zur Schau gestelltes Mitleid, für ein Europa im Zangengriff seiner eigenen Werte und Interessen, aber auch für das Ankämpfen gegen all das. Nein, Carrère schreibt nicht über den ›Dschungel‹, sondern antwortet mit einer politischen Reportage in Briefform, in der er die Einwohner von Calais, ihre Verelendung, Arbeitslosigkeit und Fremdenfeindlichkeit, aber auch ihren Idealismus und ihre hochgehaltenen Hoffnungen zu verstehen versucht. Er trifft Menschen aus allen Schichten und mit verschiedensten politischen Ansichten und zeichnet ein überraschendes Bild einer französischen Gesellschaft, der die Arbeit ausgegangen ist.