Cry, Mother Spain
- 240 pages
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A powerful account of the early days of the Spanish Civil War, seen through the eyes of a young girl.
Lydie Salvayre's writing delves into the complexities of identity and memory, often drawing from history and personal narratives. Her literary style is marked by penetrating introspection and a skill for weaving individual experiences into broader societal concerns. As a practicing psychiatrist, she brings a unique perspective on the human psyche and its vulnerabilities to her work. Her novels explore the tension between past and present, seeking ways to process the legacy of trauma.






A powerful account of the early days of the Spanish Civil War, seen through the eyes of a young girl.
Comment intriguer, abuser, écraser, challenger ? Comment mentir sans le paraître ? Comment obtenir la faveur des puissants et leur passer discrètement la pommade ? Comment évincer les rivaux, embobiner les foules, enfumer les naïfs, amadouer les rogues, écraser les méchants et rabattre leur morgue ? Comment se servir, mine de rien, de ses meilleurs amis ? Par quels savants stratagèmes, par quelles souplesses d’anguille, par quelles supercheries et quels roucoulements gagner la renommée et devenir objet d’adulation ?Car se distinguer du reste des humains, être quelqu’un, quelque chose, apparaître au JT de 20 h, avoir sa photo dans le journal, rêver de devenir une star, convoiter les honneurs et les applaudissements, bref désirer briller aux yeux du plus grand nombre constitue la passion la plus archaïque et la plus universelle qui soit en ce bas monde.
L’homme est seul. Quitté par sa femme, dévoré par sa mère, hanté par un amour inutile. Plus rien ne subsiste qu’une haine déclarée au monde vain et laid, anonyme et inhumain. L’homme marche dans la ville, perd le compte de ses pas et de ses mots, s’aliène dans la solitude poisseuse du minitel rose et sombre dans la folie. Après le deuil et la démence pourtant, la vie résiste encore.
Tout oppose, a priori, l’écrivain et le businessman. L’un incarne (ou le croit) la soif d’absolu, le goût de l’inutile, l’esprit de révolte. L’autre, la brutalité affairiste, l’accumulation avide et le désir violent de dominer.Qu’advient-il lorsque l’un se met au service de l’autre ? Lorsque l’écrivain accepte d’écrire la biographie, forcément élogieuse, du businessman ? Quelles fascinations s’exercent ? Quelles complicités se lient ? De quelles abdications se paient-elles ? Jusqu’où et jusqu’à quand peut-on, sans se renier, se compromettre ?Ces questions sont vieilles comme le monde et pressantes comme jamais. Lydie Salvayre les examine avec un regard dont la gravité, la malice et l’irrévérence n’épargnent ni l’un ni l’autre des deux protagonistes.
Une femme d'aujourd'hui interpelle Cervantes, génial inventeur de Don Quichotte, dans une suite de quinze lettres. Tour à tour ironique, cinglante, cocasse, tendre, elle dresse l'inventaire de ce que le célèbre écrivain espagnol a fait subir de mésaventures à son héros pourfendeur de moulins à vent. Convoquant ainsi l'auteur de toute une époque pour mieux parler de la nôtre, l'autrice de "Pas pleurer" brosse le portrait de l'homme révolté par excellence, animé par le désir farouche d'agrandir une réalité étroite et inique aux dimensions de son rêve de justice.
Ironie, érotisme, noirceur, gravité se côtoient dans ces histoires toujours pleines d'humanité et dont le point commun, s'il fallait en trouver un, serait l'errance. Histoires à coucher dehors : le titre a surgi un soir au milieu d'une réunion, nous séduisant par son côté équivoque qui permettait d'aborder le problème du logement sans pour autant sombrer dans le misérabilisme. Faire un livre pour l'association Droit au logement avec des nouvelles qui parleraient d'exclus (mais pas seulement), et surtout d'amour au sens le plus large possible. Aussitôt dit, aussitôt fait...