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La cuisinière et le mangeur d'hommes

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Maoïste en 1968, présent aux barricades de Paris, André Glucksmann a terminé ses études, est devenu philosophe, mais n'a pas abandonné l'esprit rebelle de sa génération. Ses cris ont interrompu le murmure marxiste et ont incité les intellectuels confortables à réfléchir, ceux qui flirtaient avec la gauche. La cuisinière et le mangeur d'hommes, paru en 1975, est avant tout un pamphlet philosophique et politique, une critique souvent effrontée de la « gauche en nous », vue de la gauche. Sans préjugés et sans humilité devant des noms sacrés. Rien n'est épargné, ni la bêtise ni la paresse intellectuelle, ni l'aveuglement délibéré face à la douleur. Soljenitsyne a été le premier à donner le signal d'alarme. L'Est s'en est distancié, l'Ouest, s'il ne ronflait pas, l'a tourné en dérision. Est et Ouest, le même mal : l'insensibilité, le refus de voir que le camp est en nous, sous nous. La cuisinière ? N'est-ce pas celle qui a invité Lénine à diriger l'État ? Le mangeur d'hommes ? N'est-ce pas le Père Stalin, l'incarnation de l'État totalitaire, ainsi nommé par le poète Mandelstam ? Oui, c'est bien elle. À cela s'ajoute l'éclat de la pensée iconoclaste et du style choquant de Glucksmann. Au total, un régal.

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La cuisinière et le mangeur d'hommes, André Glucksmann

Language
Released
1975
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(Paperback)
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3.0
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Title
La cuisinière et le mangeur d'hommes
Language
French
Publisher
Seuil
Released
1975
Format
Paperback
ISBN10
2020043734
ISBN13
9782020043731
Series
Original title
La cuisinière et le mangeur d'hommes
Rating
3 out of 5
Description
Maoïste en 1968, présent aux barricades de Paris, André Glucksmann a terminé ses études, est devenu philosophe, mais n'a pas abandonné l'esprit rebelle de sa génération. Ses cris ont interrompu le murmure marxiste et ont incité les intellectuels confortables à réfléchir, ceux qui flirtaient avec la gauche. La cuisinière et le mangeur d'hommes, paru en 1975, est avant tout un pamphlet philosophique et politique, une critique souvent effrontée de la « gauche en nous », vue de la gauche. Sans préjugés et sans humilité devant des noms sacrés. Rien n'est épargné, ni la bêtise ni la paresse intellectuelle, ni l'aveuglement délibéré face à la douleur. Soljenitsyne a été le premier à donner le signal d'alarme. L'Est s'en est distancié, l'Ouest, s'il ne ronflait pas, l'a tourné en dérision. Est et Ouest, le même mal : l'insensibilité, le refus de voir que le camp est en nous, sous nous. La cuisinière ? N'est-ce pas celle qui a invité Lénine à diriger l'État ? Le mangeur d'hommes ? N'est-ce pas le Père Stalin, l'incarnation de l'État totalitaire, ainsi nommé par le poète Mandelstam ? Oui, c'est bien elle. À cela s'ajoute l'éclat de la pensée iconoclaste et du style choquant de Glucksmann. Au total, un régal.