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Pierre-André Taguieff

    Pierre-André Taguieff is a French philosopher whose work deeply engages with the complexities of racism and antisemitism. His analyses focus on understanding the origins and manifestations of prejudice, examining its intricate relationships and recurring forms within modern society. Taguieff's studies also delve into the phenomenon of populism and its connections to nationalism, offering insightful perspectives on contemporary political and social currents.

    Race
    Prêcheurs de haine: traversée de la judéophobie planétaire
    La nouvelle propagande antijuive: du symbole al-Dura aux rumeurs de Gaza
    Die Macht des Vorurteils
    Le nouveau national-populisme
    L'illusion populiste : Essai sur les démagogies de l'âge démocratique
    • Le nouveau national-populisme

      • 123 pages
      • 5 hours of reading

      Après avoir théorisé et imposé l’expression « national-populisme » dans le champ intellectuel à l’orée des années 1980, Pierre-André Taguieff revient, 30 ans plus tard, sur les mutations de ce concept et s’interroge sur son devenir à l’heure de la mondialisation et des bouleversements socio-économiques contemporains. Le nouveau national-populisme désigne aujourd’hui aussi bien les droites radicales européennes que les régimes autoritaires latino-américains ou certaines théocraties islamistes. Un « style » politique arc-bouté sur des principes communs : valorisation des particularismes identitaires, défense du « peuple » contre les « élites », dénonciation du multiculturalisme, refus de la globalisation... Les nouveaux visages du populisme hantent la démocratie et profitent des formidables ressources de la Toile pour se développer. Une poussée inquiétante que Pierre-André Taguieff appelle à combattre par un retour assumé aux grands principes du pacte républicain.

      Le nouveau national-populisme
      3.8
    • Die Macht des Vorurteils

      Der Rassismus und sein Double

      • 617 pages
      • 22 hours of reading

      Das Erstarken einer Neuen Rechten in Europa erfordert die Überprüfung der Theorie und Praxis eines Antirassismus, der seinen Ausgangs- und Bezugspunkt immer noch im Nazismus hat. Pierre-André Taguieff bezweifelt, dass dieser Antirassismus eine erfolgreiche Strategie gegen rassistische Ideologie, Politik und rassistisches Handeln sein kann und versucht dies durch eine »Kritik der antirassistischen Vernunft« zu belegen. An die Stelle des Reiz-Reaktions-Schemas, das die Beziehung zwischen Rassismus und Antirassismus kennzeichnet und den Antirassismus hilflos macht, will der französische Sozialphilosoph Grundlagen für reflektiertes Handeln setzen. Handeln aber setzt Wissen voraus: Ohne eine Selbstanalyse des antirassistischen »Lagers« mit seinen Stereotypen und Ritualen und ohne Verständnis der Gründe für die Zählebigkeit des Rassismus in der Gesellschaft wird sich die Rivalitätsbeziehung zwischen den feindlichen Brüdern kaum beenden lassen. Beschwörungen und einfache Umkehrung von Parolen helfen nicht gegen die Macht des Vorurteils, gegen Tendenzen der Ausgrenzung und hierarchisierenden Gruppenbildung. Nur ein Konzept für einen nicht-ideologischen Humanismus kann wirksam sein.

      Die Macht des Vorurteils
    • Loin d'avoir disparu, la haine des Juifs s'est réinventée, se concentrant sur Israël, cible d'une intense guerre médiatique. L'antisionisme radical vise la destruction de l'État juif et incarne une nouvelle forme de judéophobie, niant le droit à l'existence d'une nation et se présentant comme une des manifestations contemporaines du racisme. L'auteur analyse le discours de propagande des ennemis d'Israël, développé entre 2000 et 2010, qui consiste à "nazifier" les "sionistes" en tant qu'agresseurs et à "judaïser" les Palestiniens en tant que victimes, permettant ainsi d'accuser les "sionistes" de "génocide". Ce discours s'inscrit dans un contexte international marqué par une menace islamiste appelant au jihad contre les Juifs. À travers l'analyse de divers matériaux symboliques utilisés par cette nouvelle propagande, P.-A. Taguieff montre comment la haine des Juifs, plus d'un demi-siècle après la Shoah, a ressurgi sous les masques de l'antiracisme et de l'anticolonialisme, se diffusant via les médias et séduisant des individus convaincus d'être exempts de préjugés antijuifs.

      La nouvelle propagande antijuive: du symbole al-Dura aux rumeurs de Gaza
    • Race

      Un mot de trop ? : Science, politique et morale

      • 360 pages
      • 13 hours of reading

      Est-il justifié de proscrire le mot « race » de la Constitution ? Comment penser qu'en supprimant le terme des textes législatifs, on contribue efficacement à la lutte contre le racisme ? Les préjugés et les comportements racistes sont-ils nécessairement liés à l'emploi du mot « race » ? La délégitimation scientifique du concept de race depuis les années 1970 a-t-elle fait reculer le racisme comme ensemble d'attitudes, de pratiques et de croyances idéologiques ? La lutte antiraciste peut-elle se contenter de modeler son discours sur les derniers résultats de la recherche en génétique, alors qu'il semble exister des « racismes sans race » ?La salutaire mise au point de Pierre-André Taguieff explore ces questions polémiques sur la base d'une information exceptionnelle et réellement transdisciplinaire. Elle se distingue par sa rigueur conceptuelle et la clarté de son argumentation là où, trop souvent, règnent la confusion, l'angélisme et la pensée-slogan. L'auteur montre que, depuis les commencements de l'époque moderne, un spectre hante l'imaginaire occidental, tiraillé entre l'idée de l'unité du genre humain et le constat de la diversité des humains.Les débats philosophiques et scientifiques sont ici convoqués pour appréhender l'évolution de la pensée occidentale autour de cette notion problématique de « race » et nourrir nos interrogations de citoyens sur les rapports entre le savoir scientifique, la politique et la morale.

      Race
    • L'antiracisme devenu fou

      Le "racisme systémique" et autres fables

      • 304 pages
      • 11 hours of reading

      Le racisme n’est plus ce qu’il était, et l’antiracisme, à force de poursuivre des logiques contradictoires, est devenu fou. Les antiracistes savants ont découvert l’existence du « racisme sans races », appelé aussi racisme culturel, et celle du « racisme sans racistes », dit « racisme institutionnel », « structurel » ou « systémique ». Le « suprémacisme blanc », loin de se réduire aux néo-nazis qui s’en réclament, serait partout et expliquerait tout. Exportée par les activistes étatsuniens, cette vision fantasmatique du racisme est aujourd’hui dominante. Le néo-antiracisme dénonçant le « privilège blanc » est devenu la forme idéologiquement acceptable du racisme anti-Blancs.L’affrontement entre des visions incompatibles de l’antiracisme alimente une nouvelle guerre culturelle qu’illustre le conflit entre l’antiracisme universaliste et l’antiracisme identitaire. Face aux figures paradoxales comme les « antiracismes racistes » et les « racismes antiracistes » qui surgissent du décolonialisme, de l’intersectionnalisme, de la « théorie critique de la race » et de la culture « wokiste », l’auteur s’interroge sur la possibilité de refonder ou de réinventer l’antiracisme.

      L'antiracisme devenu fou