Dictionnaire amoureux de la France
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Sur les pas du peintre, l'écrivain évoque la ville de ses amours et de ses apprentissages, retrouve le Paris des écrivains (Simenon, Alexandre Dumas ...) et s'attarde dans des lieux qu'il affectionne entre tous comme la place des Vosges ou le Montmartre nocturne
Médecin de campagne, François promène sa langueur à l'ombre du château de Chaumont. Hélène dilue son désenchantement dans la galerie d'art qu'elle tient à Blois, au bord de la Loire. Ils ont tous deux passé la soixantaine, sont mariés, ont des enfants au bout du monde ou au bord du divorce, et des parents en EHPAD ou au cimetière. Quand, à l'âge de tous les crépuscules, un amour printanier les surprend dans le huis clos de la bourgeoisie blésoise, ils s'y vouent corps et âme, dans une clandestinité qui les protège et les emprisonne. Sous la plume tendre et malicieuse d'un expert en nostalgies, l'histoire de leur liaison passionnée devient aussi celle, douce et cruelle, d'une génération - les enfants paumés du baby-boom.
"Un politique manque à son devoir en restant à quai quand le train de l'Histoire fait escale dans sa gare. Une fois n'est pas coutume : l'Histoire propose à la droite française l'aubaine d'une aventure. Elle échouera si elle ne sait pas à quoi se référer. Même si les urnes lui consentent un nouveau tour de piste. La droite des partis -"Les Républicains" et dépendances - pèche par ignorance de soi. Elle ne comprend pas avec quoi le mot a envie de rimer dans les profondeurs de l'âme de la France. Nous risquons tous de le payer cher : les Français en ont marre des trocs de figurants sur les estrades où des politiciens interchangeables s'auto-célèbrent, s'auto-encensent et s'auto-reproduisent... Car la droite n'est pas moins généreuse, ouverte à autrui, compatissante pour les humbles, accessible à l'esprit critique et en prise avec l'universel que la gauche. Elle l'est autrement. Puissent ces pages mettre au clair les racines spirituelles, intellectuelles, morales, sentimentales et esthétiques de cette différence".
Par un écrivain subtil et élégant qui a écrit des choses beaucoup plus ##littéraires##, un bon roman d'amour et de tendresse, qui se déroule au rythme des étapes du rallye motorisé Paris-Dakar. Plaisant. Fin un peu "guimauve".
"Ces aubes qui me faussent compagnie sont l'allégorie d'une dépossession sans équivalent dans les temps historiques. Nous habitons les ruines d'un monde révolu et nous portons les deuils de tous ses héritages. J'écris pour signifier aux civilisations défuntes ma gratitude éplorée. Rien ne survivra des architectures mentales dont les vestiges nous émeuvent encore mais n'ont plus le pouvoir d'armer nos illusions. J'écris dans une mélancolie sans fond la chronique de l'irréparable. Elle indisposera ceux qui tiennent le monde "moderne" pour un prolongement des autres. On aimerait croire qu'au prix de métamorphoses l'ancien continuera de célébrer avec le nouveau ses noces d'antan. Cette crédulité n'est plus de mise : l'homme s'embarque sans boussole, sur un esquif qui prend l'eau, vers un rivage dont l'existence même est douteuse." Denis Tillinac.