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Jean-Yves Tadié

    This author specializes in the literary analysis of Marcel Proust's work. They delve into the profound themes and stylistic nuances of Proust's writing, offering readers a unique perspective. Their approach to literary criticism is grounded in meticulous study and textual interpretation. Through their dedicated focus, they illuminate the complexities of one of French literature's most significant figures.

    Marcel Proust / Band 2
    Lettres à sa voisine - Texte établi et annoté par Estelle Gaudry et Jean-Yves Tadié - Avant-propos de Jean-Yves Tadié
    Marcel Proust
    Proust. L'opera, la vita, la critica
    Quarto: À la recherche du temps perdu
    • Quarto: À la recherche du temps perdu

      • 2400 pages
      • 84 hours of reading

      L'expression roman fleuve devrait, sans connotation péjorative, désigner une œuvre qui prend le temps de charrier mille petites particules d'impression pour les infuser dans l'esprit d'un lecteur captivé. En somme, elle devrait avoir été créée pour désigner La Recherche proustienne, qui s'ouvre Du côté de chez Swann et s'achève une fois Le Temps retrouvé . Dans le premier tome de ce superbe travail sur la mémoire et la métaphore, œuvre à part entière mais aussi amorce dramatique d'un joyau de la langue française, le narrateur s'aperçoit fortuitement, à l'occasion d'un goûter composé d'une tasse de thé et d'une madeleine désormais célèbre, que les sens ont la faculté de faire ressurgir le souvenir. Grâce aux senteurs d'un buisson d'aubépines, il prend confusément conscience de la distinction entre le souvenir et la réminiscence, pour ensuite s'exercer à manier les mots comme de petits papiers japonais qui, touchés par la grâce de l'eau, se déploient en corolle pour faire place à tout un univers. Tout comme se déploie un roman fleuve à partir de cette toute petite phrase légendaire : "Longtemps, je me suis couché de bonne heure". --Sana Tang-Léopold Wauters

      Quarto: À la recherche du temps perdu
      4.5
    • C’est un vrai petit roman, fondé sur la découverte de vingt-trois lettres adressées à une dame, ainsi que trois à son mari, qui était la voisine de Marcel Proust au 102 boulevard Haussmann. Mme Marie Williams, épouse d’un dentiste américain, vivait au-dessus de Proust, ce qui a engendré de nombreux drames pour ce phobique du bruit. Ce roman épistolaire met en lumière la rivalité stylistique entre les deux correspondants. Proust déploie tout son charme envers Mme Williams, révélant son humour, sa culture et son art du compliment. Il ressent pour elle une sympathie réelle, une amitié, et une forme d'affection, bien qu'il ne nous reste pas les lettres de Mme Williams. Les lettres abordent divers sujets : le bruit des travaux à l’étage supérieur qui perturbent Proust, la musique, car Mme Williams joue de la harpe, ainsi que des échanges sur des roses, tant naturelles que métaphoriques. Elles évoquent aussi la maladie et la solitude. Le ton est empreint d’amitié et d’intimité. Nous ne possédons pas les dernières lettres de Proust, qui auraient pu contenir des adieux touchants. Il quitte le boulevard Haussmann en même temps que Mme Williams, déménageant le 31 mai 1919, sans avoir jamais parlé d’elle à quiconque.

      Lettres à sa voisine - Texte établi et annoté par Estelle Gaudry et Jean-Yves Tadié - Avant-propos de Jean-Yves Tadié
      4.0