Explore the latest books of this year!
Bookbot

Alix Deniger

    I cursini
    I cursini
    • I cursini

      • 288 pages
      • 11 hours of reading

      «Félix Codaccioni s'installe au volant... La vitre conducteur explose, une, deux, puis trois décharges de chevrotines le déchirent. Douleur fulgurante, sang et lambeaux de chair qui éclaboussent le cuir... Une silhouette noire se recule légèrement. Une autre s'avance à droite, une Kalach crache une longue rafale qui hache l'habitacle. Un troisième homme s'approche, un Beretta 92 à la main. Il tire encore deux coups dans le visage déjà fracassé. Les tueurs s'éloignent tranquillement, indifférents aux fenêtres qui s'entrouvrent. Les témoins parleront de combinaisons, de cagoules, d'une Mercedes noire...» Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Peut-être est-ce pour cela que le sujet du terrorisme en Corse et du combat, par nature secret, des clandestins n'a que rarement été traité dans le roman policier, peu désireux d'écorner le mythe bâti par ses acteurs. Au-delà des accusations de dérive mafieuse et de barbouzeries que se renvoient flics et cagoulés, I cursini, premier roman d'Alix Deniger, nous présente sans concession les acteurs de la tragi-comédie qui se joue dans l'île depuis trente-cinq ans.

      I cursini
      2.5
    • I cursini

      • 288 pages
      • 11 hours of reading

      Peu de polars se déroulent en Corse, et encore moins traitent du mouvement indépendantiste et du grand banditisme sur l’île. Cette rareté s’explique par la difficulté d’accéder à ces milieux cloisonnés et de mener des enquêtes de terrain. Alix Deniger choisit la fiction pour partager son expérience. Dans ce récit, une équipe de la DCRI fait face à une résurgence du terrorisme nationaliste corse, dormant depuis des années. L’auteur montre que ce réveil est moins motivé par des idéaux révolutionnaires que par le désir des « natio » de s’imposer, en levant un « impôt révolutionnaire » qui s’apparente à du racket. Le retour des indépendantistes dérange les mafieux qui dominent la côte corse depuis les années 90, menaçant l'équilibre précaire entre l’île et le continent. Deniger décrit sans fard les filatures, les opérations illégales, le recrutement des cellules terroristes, et les fusillades entre factions rivales. Son regard acéré révèle des militants nationalistes ressemblant à ceux qu’ils dénoncent, et des mafieux proches de leurs cousins napolitains, prêts à étendre leur influence. Enfin, Deniger jette un œil désabusé sur la police, exposant cynisme bureaucratique, divisions internes et manques de moyens. Ce roman noir met en lumière une réalité sociologique souvent ignorée. Après près de trente ans dans la police, Deniger raconte...

      I cursini