Yasmina Reza is a playwright celebrated for her sharp, often darkly comedic explorations of human relationships and the absurdities of modern life. Her work dissects the complexities of social dynamics, revealing underlying tensions and the often-fragile nature of connection through witty, incisive dialogue. Reza possesses a remarkable ability to capture the nuances of interpersonal conflict and the often-unspoken truths that lie beneath the surface of polite society. Her distinctive voice and keen observation of human behavior have made her a significant figure in contemporary theatre.
Award-winning French playwright Reza joined Nicolas Sarkozy and his team as he campaigned for the French presidency. This is a spellbinding look at the interplay between two formidable figures, bound by intellect and nation.
A very short novel with the power and resonance of a much longer one, Anne-Marie la Beaute is a profound and moving act of remembrance, a clear-eyed assessment of the hard-edged nature of fame, a meditation on aging - and a wonderfully observant and comic exploration of human foibles. In short, another thought-provoking master class in how we perform life by the peerless Yasmina Reza.
"Bella Figura" wurde von Yasmina Reza für das Ensemble der Schaubühne geschrieben und am 16. Mai 2015 in Berlin an der Schaubühne am Lehniner Platz uraufgeführt. In der Inszenierung von Thomas Ostermeier spielten Nina Hoss, Mark Waschke, Stephanie Eidt, Renato Schuch und Lore Stefanek
Das neue Stück von Yasmina Reza - grandioses Theater und ein großes Lesevergnügen "James Brown trug Lockenwickler ist ein fragiles Stück, schlingernd zwischen Komik und Melancholie, Gewissheit und Verunsicherung, Identität und Differenz, Kultur und Natur." (Christine Dössel, Süddeutsche Zeitung) Ein junger Mann, der sich für eine berühmte Sängerin hält. Sein Freund, ein Weißer, der lieber ein Schwarzer wäre. Ein Elternpaar, uneinig und rührend in seiner Hilflosigkeit. Eine Psychiaterin, die Auto fährt, ohne die Bremse zu betätigen, und eine Pflanze aus dem Regenwald in Konflikt mit dem europäischen Klima. Ein Stück über Identität oder Individualität – je nachdem, wo man steht. Komisch und traurig zugleich, wie immer bei Yasmina Reza.
Voici pour la première fois réunie en un seul volume l’œuvre de dramaturge de Yasmina Reza. Conversations après un enterrement, La Traversée de l’hiver, « Art », L’Homme du hasard ont en quelques années imposé sur la scène française un auteur singulièrement actuel, dont les huis clos – train, hôtel ou living – sont autant de comédies subtiles et décapantes, d’un ton profondément moderne. Les œuvres de Yasmina Reza sont à présent jouées et applaudies dans de nombreux pays.
Fin dalle primissime battute di questa commedia al tempo stesso esilarante e feroce appare chiaro perché Roman Polanski abbia deciso di portarla sullo schermo – e perché attori come Isabelle Huppert, Ralph Fiennes e James Gandolfini abbiano voluto interpretarla a teatro. Poche volte, infatti, un autore è stato capace di squarciare con altrettanto soave crudeltà i veli destinati a ricoprire la costitutiva barbarie della creatura umana. Nel lindo, assennato salotto borghese in cui due coppie di genitori si incontrano per cercare di risolvere, da persone adulte e civili quali essi ritengono di essere, una questione in fondo di poco conto (una lite scoppiata ai giardinetti tra i rispettivi figli), vediamo sgretolarsi a poco a poco le maschere di benevolenza, tolleranza, buona creanza, e di correttezza politica, apertura mentale, dirittura morale; e sotto quelle maschere apparire il ghigno del nume efferato e oscuro che ci governa sin dalla notte dei tempi: il dio del massacro, appunto. Con uno humour corrosivo e una sorta di noncurante cinismo (e senza mai assumere il tono del moralista), in una lingua volutamente media, che sfodera tutto il suo micidiale potere, Yasmina Reza costruisce un brillante psicodramma, porgendo allo spettatore (e al lettore) uno specchio deformante nel quale scoprirà, non senza un acido imbarazzo, qualcosa che lo riguarda molto da vicino.
« Un jour, l'écrivain Adam Haberberg s'assoit devant les autruches sur un banc du Jardin des Plantes et pense, ça y est j'ai trouvé la position de l'hospice. Une position spontanée pense-t-il, qui ne peut se trouver que sans effort. Un beau jour, on s'assoit et ça y est, on est dans la position de l'hospice. Il se trouve bien dans cette position, je m'y trouve bien parce que je suis jeune, pense-t-il, et que je n'ai pas l'obligation de m'y tenir. En temps normal, Adam Haberberg reprend le dessus, mais il n'est pas en temps normal, un homme qui paye 6 euros pour faire quelques mètres le long du quai Saint-Bernard et revenir s'échouer sur le premier banc en face des autruches, dans ce qui est sans doute l'endroit le plus laid et le moins agréable du jardin. »
Ein Ehepaar im Supermarkt, Robert und Odile. Ihr an sich lächerlicher Streit an der Käsetheke eskaliert, die Nerven liegen blank, weil es hier um viel mehr als um die Wahl des richtigen Käses geht. Odile, Mutter zweier Kinder, wird sich schon bald einen Liebhaber nehmen, der sie dann seinerseits betrügt. Yasmina Reza beschreibt Paare, Einzelgänger und Familien in unverschämt komischen Alltagsszenen. Inmitten von gesellschaftlichem Ansehen und beruflichen Erfolgen werden ihre Träume vom Alltag zerrieben. Doch aufgeben? Niemals! Mit scharfer Beobachtungsgabe und schmerzhaft treffenden Dialogen entzündet die Autorin ein Feuerwerk aus klugem Witz, Humor und tiefen Einsichten in unsere heutige Gesellschaft.
Un écrivain de renom voyage dans le train Paris-Francfort en face d’une inconnue qui lit son dernier livre, L’Homme du hasard. Deux monologues solitaires, chacun ressassant sa vie, lui perdu dans ses pensées aux couleurs d’amertume, elle l’ayant reconnu et ne sachant comment l’aborder.
Quelle est donc cette chimère illusoire et vide de sens que cette absurde quête du bonheur ? Le niais et débilitant contentement de soi est une fin suprême pour les frileux, les imbéciles dont la seule ambition consiste à contourner les obstacles, à se soustraire à la souffrance. À l'image de cette horde d'invertébrés léthargiques ; l'humanité dans toute sa petitesse ; ce fils renégat répondant aux critères de la moyenne exulte dans sa vie d'homme adapté au monde d'aujourd'hui. Foutaises, dit le père ! Car enfin, s'il faut accepter et céder à la vieillesse qui s'annonce, faut-il pardonner à sa progéniture de se complaire dans l'inaction ? C'est à moins que l'on prendrait la plume pour réveiller en lui ses instincts emportés, son âme révoltée. Alors, le voilà qui vitupère et qui rage contre tous, misogyne, mal embouché. Rares sont les élus de son cœur. A-t-il eu des illusions, elles se sont défilées. Pourtant la tempête qui déferle ne peut dissimuler les remords qui l'étreignent, ceux d'avoir fait d'un fils un parfait étranger. Avec une plume qui s'abandonne aux rondeurs d'un lyrisme maîtrisé, le premier roman de Yasmina Reza est une délicieuse friandise à l'arrière-goût acide. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
How would you feel about your best friend if she suddenly did something so colossally stupid, it made you doubt the very basis of the friendship? It happens in Yasmina Reza's monster international hit, Art . When an art lover buys what is in essence a pure white painting for a horse-choking sum, his best friend goes ballistic. Yet a third friend gets squeezed in the middle. Questions about the meaning of strange modern art and strange modern friendships--and how they're sometimes not all that different--fly thick in the limelight.
Un jour Edith rencontre un homme, il est pompier, isolé aussi. Ils nouent une sorte de flirt. Ils se voient dehors, en cachette, sur des aires diverses, ils discutent. Pas grand-chose de vraiment intime. A la cour qui lui demande ce qu'il représentait pour elle, l'homme répond avec un fort accent toulousain : "J'étais sa bulle d'oxygène. - Cette expression c'est la sienne ou elle l'exprimait autrement ? - Ben... c'est vrai que j'étais sa bulle d'oxygène. - Et de quoi parliez-vous ? - De tout et de rien. - Mais encore ? - Heu... On parlait de tout et de rien. - De tout et de rien. - Oui, c'est ça... De tout et de rien". Dans les tribunaux, les gens disent souvent qu'ils ont parlé "de tout et de rien". Ils se voient dans des endroits qui sont nulle part, ils se disent des choses dont la substance s'étiole aussitôt. Pas de reproches, pas de chagrins. C'est l'arrière de la vie. payot.ch
« On a voulu être sympathiques, on a acheté des tulipes, ma femme m'a déguisé en type de gauche, mais la vérité est que je n'ai aucun self-control, je suis un caractériel pur... » La pièce a été créée au théâtre Antoine avec Isabelle Huppert, dans une mise en scène de l'auteur. Les critiques louent son approche moderne et séduisante, incarnant les meilleures traditions de la littérature française. Les spectateurs ressortent avec une tension élevée, ayant ri aux larmes. On prédit un destin triomphal pour cette œuvre, décrite en trois mots comme « géniale ». Yasmina Reza se démarque en transcendant les genres, à l'instar de grands noms comme Tchékhov et Wilde, en explorant le champ de bataille de la comédie. Son œuvre révèle plus sur notre société que de nombreux essais contemporains, faisant d'elle la meilleure auteure de comédie actuelle. Reza, reconnue pour son talent de dialoguiste, saisit des moments quotidiens pour créer des situations effrayantes, transformant des individus civilisés en barbares par la puissance des mots. Ce huis-clos se lit comme un roman, alliant humour et critique sociale. Pour ceux en quête d'une lecture courte, forte et acide, cette œuvre promet un plaisir de lecture électrique, mêlant lucidité et divertissement, tout en étant à la fois drôle et perfide.
Un soir, dans un appartement parisien, Henri et Sonia débattent : faut-il répondre aux appels de leur fils qui, de son lit, réclame à manger alors qu'il s'est lavé les dents ? La situation s'envenime quand apparaissent Hubert et Inès qu'ils croyaient avoir invités pour le lendemain. La situation se détériore encore, d'autant qu'Hubert patron d'Henri , lui apprend qu'une communication sur les halos de matière noire dans les galaxies, sur quoi Henri travaille depuis trois ans, vient d être publiée, ce qui réduit à néant ses rêves de promotion. Cette tragi-comédie du quotidien est rejouée trois fois de suite, dans des interprétations différentes.
Deux couples, parents respectifs de deux collégiens, tentent de résoudre à l'amiable un conflit entre leurs enfants... Peu à peu, le vernis craque, et sous les apparences lisses, les passions se déchaînent et les deux couples finiront par s'entre-déchirer sous les hurlements de rire du public !
"Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable."-- Page 4 of cover.
« Les acteurs sont des lâches.Les acteurs n'ont pas de courage.Moi le premier.Les qualités humaines habituelles dans le monde normal sont contraires au bien de l'acteur. »Cinq acteurs répètent une comédie : une réunion de famille au cours de laquelle une mère présente à ses deux filles et à son gendre, le nouvel homme de sa vie, un veuf gérant d'immeuble...La création d'Une pièce espagnole aura lieu à partir du 20 janvier 2004, au théâtre de la Madeleine, dans une mise en scène de Luc Bondy.
Simon Weinberg est mort. Un matin de novembre, il est, selon ses propres voeux, enseveli dans la propriété familiale du Loiret. Il fait beau. Ils sont six. Frères et soeurs, amants ou mari et femme. Le deuil leur donne le privilège de vivre, isolés, quelques heures sous le soleil qui s'attarde, à l'ombre du disparu, sous les arbres, dans la maison aux murs familiers, cet instant indescriptible où l'on retient son souffle, ce moment intense entre l'absence et le retour aux choses, entre le manque et la vie.
Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l'un sur l'autre dans une brouette. C'est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu'on nous avait versés dans le temps.
Nur Yasmina Reza schreibt so lakonisch und klug über die Kippmomente der Existenz Seit Jahren beobachtet Yasmina Reza Strafprozesse. Es sind Geschichten, die man mit angehaltenem Atem liest. Ein Mann ermordet die vierköpfige Familie seines Schwagers und legt die Leichenteile seiner Frau zu Füßen. Eine Frau klagt wegen Vergewaltigung und schreibt dem Täter danach glühende Liebesbriefe. Lakonisch und beinahe zärtlich porträtiert Reza die Menschen. Es geht nicht um Schuld oder Unschuld, sondern um den Moment, in dem ein Leben aus der Normalität kippt. Ebenso knapp und eindrucksvoll erzählt sie von persönlichen Begegnungen mit guten Freunden oder in der Familie. Reza zeigt „die Rückseite des Lebens, in seiner Unvollkommenheit, aber auch Heiterkeit“. Ein Meisterwerk voller Tragik, Komik und Empathie.
Es sind ungewöhnlich lebendige und aufschlussreiche Gespräche, ursprünglich nicht zur Veröffentlichung gedacht, mit anrührenden, auch komischen Details. Sie ermöglichen die Begegnung mit einer nachdenklichen, intensiv fühlenden und entschiedenen Autorin, die aus ihrer Abwehr der akademisch gehätschelten Postmoderne kein Hehl macht und sich gegen eine 'Diktatur des Progressiven und der Modernität' stellt. Es begann 2002 mit Fragen, die Schrimpf für eine Arbeit über die Perspektive des Alters in Rezas Werk interessierten und die beiden Frauen in ein offenes Gespräch brachten. Ein Interview im Januar 2003 galt dem in Frankreich neu erschienenen Roman ('Adam Haberberg'). Im Frühjahr 2004 unterhielten sich Yasmina Reza und Ulrike Schrimpf vor allem über 'Ein spanisches Stück'. Yasmina Reza spricht über jüdische Weltsicht, das 'Katastrophenlachen' in ihrem Werk, ihre Theaterarbeit mit Luc Bondy, über Tradition und Literatur (Cioran, Borges, Bernhard), erläutert den Einfluss von Musik auf ihr Schreiben… Und immer wieder geht es um einen Blick des Mitgefühls, mit denen sie ihren Figuren in der 'Niederlage des Augenblicks' gerecht zu werden versucht.
Obraz (1994) je s lehkostí a vtipem načrtnutý příběh tří přátel, do jejichž vztahů neblaze zasáhne koupě abstraktního obrazu. (Hra pro 3 muže.) Muž přístupný náhodám (1995) je o setkání proslulého autora a jeho čtenářky, které svede náhoda do stejného kupé v mezinárodním rychlíku.