This French novelist and playwright is celebrated for her bold explorations of taboo subjects, most notably an incestuous relationship with her father. This theme resonates across several of her previous works, blurring the lines between autofiction and reality. Angot herself characterizes her writing as a performative act, dissecting society's fundamental prohibition of incest and her own engagement with it. Her distinctive style challenges readers, prompting deep reflection on the boundaries of personal experience and societal norms.
Set against the backdrop of the early 1950s, the story unfolds the poignant love affair between Rachel and Pierre, exploring themes of class, nationalism, and beauty. While Pierre's views dominate the narrative, Rachel emerges as a complex character, marked by her determination and patience. The tale intricately weaves their relationship's evolution towards a painful conclusion that deeply affects both Christine, the narrator, and her mother. Angot masterfully reveals the enduring yet fractured bond between mother and daughter amid the unfolding turmoil.
Christine Angots Roman „Inzest“ war ein sensationeller Erfolg, aber auch ein Skandal. In ihrem neuen Roman schildert sie die heftigen Reaktionen und persönlichen Anfeindungen, die sie zwangen, ihre Stadt Montpellier zu verlassen.
François et Sylvie : un couple. Un couple avec enfants, une fille et un garçon. François et Sylvie vivent ensemble depuis une quinzaine d’années. Ils sont tous les deux cinéastes. Ils s’aiment, ils s’aiment mal mais peut-être s’aimeront-ils toujours de ce même mal ? Sylvie fait de fréquents séjours en hôpital psychiatrique : elle est maniaco-dépressive. François, lui, n’est même pas dépressif, il ne s’aime pas, déprécie son travail, trouve que sa femme a bien plus de talent et de force que lui. Autour de ce couple, avec enfants donc, gravitent des personnages d’un Paris littéraire fraîchement célèbre, où chacun semble jouer sa partition. Chacun pour soi, oui, jamais personne ensemble. François et Sylvie devront-ils se séparer pour apprendre à s’aimer davantage, mieux en tout cas ? Ils sont manifestement les seuls à vivre et à faire ensemble. Au moins ce qu’ils peuvent. Qu’ils fassent ou défassent, l’attachement demeure. Comment se défaire d’un tel amour, voilà sans doute le sujet souterrain du nouveau roman de Christine Angot, Les désaxés, sa vraie nature aussi, et son aspect terriblement universel. Les désaxés, c’est nous tous : tant que nous ne saurons pas vivre, nous ne saurons pas aimer.
" Pourquoi le Brésil ? Peut-être parce que c'est un pays dont toute la richesse est dans l'avenir, comme toi à qui le globe est destiné. " Pierre Angot.
« — Vu l’ancienneté des faits, il sera sans doute compliqué de les faire établir, et vraisemblablement, votre père ne sera pas condamné…— Alors, il y a des faits plus récents, qui ont eu lieu à Nancy, à Nice, à Paris et à Tende, il y a deux ans. Ce serait peut-être plus facile…— Certainement.— Mais j’étais majeure.— Ça reste des viols par ascendant, madame. Et qui ont eu un commencement d’exécution quand vous étiez mineure. Moi, je vais le faire convoquer dans un commissariat de Strasbourg. Il aura une grosse frayeur. Il sera difficile d’apporter les preuves. Il y aura sans doute un non-lieu…»Prix Médicis 2021.
"Je traversais la rue... Vincent passait sur le trottoir d'en face. Je me suis arrêtée au milieu du carrefour. J'étais là, figée. Le coeur battant. Je regardais son dos qui s'éloignait. Torse large, hanches étroites, il avait une stature impressionnante. J'aurais pu courir, le rattraper. Il a tourné au coin de la rue. Je suis restée debout, les jambes coupées. Les yeux fixés sur la direction qu'il avait prise. Je tremblais. Je n'arrivais plus à respirer. J'ai pris mon téléphone dans mon sac, j'ai appelé une amie. "
Un roman intense sur l’amour, sur la réalité qui se cache derrière les préjugés et sur le malaise dans la société contemporaine française, avec son petit racisme ordinaire.Cela commence par Marc, qui dirige un journal culturel. Et cela se passe, pour l’essentiel, à Paris. Mais à vrai dire, tout a commencé quelques mois auparavant à Brive-la-Gaillarde, lorsque la narratrice ― qui est aussi l’auteur ― fait la connaissance d’une vedette de la chanson. Il s’appelle Bruno. Ou Doc Gynéco. On s’y attendait. La presse en avait donné écho. Et pourtant, le lecteur va de surprise en surprise : les personnages ne sont pas ceux qu’il attendait, tout est plus compliqué ; les préjugés se dissipent, s’évaporent ; une vérité plus complexe affleure. Une vérité faite aussi, disons-le, d’aspects guère reluisants de la société française, avec ses frontières invisibles, ou à peine perceptibles, ses exclusions, ses territoires réels ou symboliques. Plus tard arrive Charly, l’ami de Bruno. Les choix sont rarement faciles.Christine Angot réussit un grand roman, qui va au-delà des attentes pour mieux les déjouer et nous ouvrir à la complexité des individus, bien plus intéressants que leur image. Elle nous livre des histoires d’amour construites sur la force et la volonté de découvrir l’autre dans sa différence. Un roman ? Oui, puisque les histoires y sont créées dans une langue précise au service d’une quête infatigable de la vérité.
Hélène, mère célibataire, rencontre Billy, un musicien martiniquais. Après avoir eu quatre enfants, le couple fait face à l'hostilité, à la violence et aux manipulations familiales. L'auteure explore le côté sombre de la puissance féminine et l'utilisation du pouvoir maternel.
Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement. Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir. On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler. C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne