Calixthe Beyala is an author whose works explore themes of poverty and solitude, experiences rooted in her Cameroonian childhood. Writing in French, her prose often reflects a profound connection to Africa while delving into the complexities of life in diaspora. Beyala crafts characters with a distinctive voice who navigate their search for belonging, drawing from personal journeys of travel and migration. Her literary style is poignant and forthright, offering a unique perspective on human resilience and the quest for identity.
Uwe Ommer, a sought-after commercial photographer based in New York and Paris, has made a name for himself with his own uncommissioned works, as this book eloquently attests. For the aesthete Uwe Ommer, the bodies of black women represent the epitome of beauty. His photographs are exactly what they show, no more and no less than a homage to female beauty. And of course that homage is paid in the perfect setting, the stunning landscape of Africa.
Belleville est le quartier d'immigrants africain à Paris, où Loukoum, sept ans, vie avec sa famille. Alors que son père passe son temps à avoir des aventures amoureuse et de boire dans le café avec d'autres africains, les deux épouses de son père reste à la maison et s'occupe des enfants.
Edène, la narratrice, est née en l'an VI avant la guerre de 1914. Elle est la fille d'Assanga Djuli, un chef de village camerounais, fier et haut comme un baobab. Devenue presque centenaire, elle fait au cours de seize veillées la chronique de ce qu'elle a vu. Et Dieu sait qu'elle en a vu ! La rencontre heurtée, violente de deux mondes, au cours des colonisations allemande puis française. Les paradoxes d'un pays pris entre son mode de vie ancestral, ses croyances, ses guerres tribales, et l'irruption du XXe siècle européen. Tout cela vécu par de multiples personnages qui hantent sa mémoire : Fondamento de Plaisir, la " sorcière " luxurieuse et hypocrite ; Awono, le guérisseur ; " Chrétien n° 1 ", le premier baptisé du village, qu'elle s'est efforcée de séduire. Et encore Michel-Ange de Montparnasse, un soldat français qui tente la gageure de se fondre dans la communauté en y prenant femme... Truculente, lyrique, drôle ou révoltée, Calixthe Belaya fait entendre une des voix les plus fortes de la jeune littérature francophone, consacrée avec Les Honneurs perdus par le Grand Prix du roman de l'Académie française.
Le Zimbabwe était leur terre, leur domaine, leur paradis... Jusqu'au jour où le " Président élu démocratiquement à vie " décide d'exproprier ces derniers Blancs qui se croyaient les rois du monde, les réduisant à la lutte ou à l'exil. Blues a dix-huit ans. Ses cheveux d'or et son caractère farouche enflamment tous les désirs. Fille d'un grand propriétaire terrien, sûre de sa supériorité et de son éducation, elle a vécu sur un nuage de privilèges, aimée, choyée, courtisée. Mais sous sa peau blanche bat le cœur, d'une femme née de cette terre d'Afrique qu'elle aime tant, et pour laquelle elle est prête à se battre et à mourir... Pour la première fois, un grand écrivain noir se met dans la peau des Blancs, des colonisateurs.
" Au cours d'un voyage au Nigeria, ma mère, une Blanche, est tombée amoureuse de mon père, David Egbeme, riche exploitant agricole qui possédait un harem et dont elle a accepté de devenir la trente-troisième épouse. J'ai vécu une enfance heureuse et insouciante derrière les murs du harem, protégée du monde extérieur. Les femmes et les enfants de mon père formaient une grande famille où tout le monde s'aimait et s'entraidait. Mais, à seize ans, ma vie s'est trouvée bouleversée lorsque mon père, affaibli par la maladie, m'a obligée à me marier. En butte à un homme infidèle et violent, je n'ai plus eu d'autre choix que de fuir avec mon fils. Fuir... mais à quel prix ? " C. R. E. Ce livre -histoire vraie d'une femme décidée à se battre et à sauver son enfant - s'est vendu à plus de 500 000 exemplaires. Un témoignage qui est aussi un appel au respect des femmes, de leur dignité et de leur intégrité.
Pauline a 14 ans et vit à Pantin entre une mère qui la néglige et un frère délinquant. Elle ne va plus à l'école, passe ses journées dans la rue jusqu'à sa rencontre avec Mathilde, prof de français d'un type spécial qui décide de l'héberger. Et Pauline, fille de banlieue ordinaire, à la fois soumise et révoltée, se met à découvrir un monde autre que la violence : la complexité des sentiments et la difficulté d'aimer. Calixthe Beyala en restitue l'itinéraire, les drames et les attentes avec humour, tendresse et une liberté de ton qui en rend le destin attachant et incomparablement vrai.
Si Eve-Marie a quitté l'Afrique pour Paris-Belleville, c'est en pensant aux valeurs de la République française : " Liberté, égalité, fraternité ". Mais pour être libre, encore faut-il avoir un travail et un mari. Le travail, Eve-Marie l'a trouvé. Il consiste à vendre ses sublimes fesses à bas prix, d'où son joli surnom " Mademoiselle Bonne-Surprise " ! Pour le mari, c'est une autre affaire. Car, en quittant son pays, Eve-Marie n'a pas perdu sa couleur, noire comme l'ébène. Alors, aux trois piliers de la démocratie, elle a ajouté, une devise : la mixité. Son mari, elle le veut couleur locale, blanc comme neige ! Entre humour et désespoir, Calixthe Beyala narre la chronique douce-amère d'une communauté haute en couleurs, partagée entre des traditions séculaires et l'adaptation parfois douloureuse à une terre étrangère. Car jusqu'où doit aller le désir d'intégration ? La mixité est-elle forcément vouée à la réussite ? Pas si sûr... Un roman émouvant, dérangeant, et loin du politiquement correct, par l'auteur des Honneurs perdus, Grand Prix du roman de l'Académie française.
Le Zimbabwe était leur terre, leur domaine, leur paradis... Jusqu'au jour où le " Président élu démocratiquement à vie " décide d'exproprier ces derniers Blancs qui se croyaient les rois du monde, les réduisant à la lutte ou à l'exil. Blues a dix-huit ans. Ses cheveux d'or et son caractère farouche enflamment tous les désirs. Fille d'un grand propriétaire terrien, sûre de sa supériorité et de son éducation, elle a vécu sur un nuage de privilèges, aimée, choyée, courtisée. Mais sous sa peau blanche bat le cœur, d'une femme née de cette terre d'Afrique qu'elle aime tant, et pour laquelle elle est prête à se battre et à mourir... Pour la première fois, un grand écrivain noir se met dans la peau des Blancs, des colonisateurs.
Entre Couscousville, à la périphérie de Douala, et les hauteurs bigarrées de Belleville, la route est longue, pavée d'embûches, de petites joies et de grandes tragédies. Saïda va mettre longtemps à la parcourir, avec pour seule richesse son inaltérable confiance en la race humaine et son honneur qu'elle ne veut pas perdre. Cet " honneur " c'est aussi celui de toutes les femmes, qu'elles soient blanches ou noires, servantes ou maîtresses, catholiques ou musulmanes. Jamais l'auteur d'Assèze l'Africaine n'avait décrit avec autant de verve sa belle et crasseuse Afrique, éclatante de vie, de couleurs et de gaieté malgré sa misère. Jamais elle n'avait dit avec autant de force son attachement à une France envoûtante, fragile et parfois impitoyable.