Michel Onfray is a French philosopher whose writings celebrate hedonism, reason, and atheism. He approaches philosophy with a hierarchical and elitist perspective, deliberately avoiding the oversimplification of complex ideas for popular consumption. Onfray aligns himself with the tradition of individualist anarchism, which he posits as a driving force throughout philosophical history. His work intertwines philosophy with psychoanalysis, critically examining religion as indefensible.
Zu Beginn des 21 Jahrhunderts ist Albert Camus‘ Denken aktueller denn je: Mut, Mäßigung, Ehrlichkeit, Menschlichkeit, Gerechtigkeit. Michel Onfray porträtiert ihn als Vorbild gerade für schwierige Zeiten. Immer stand Camus an der Seite der einfachen Menschen seiner Herkunft und beharrte darauf, Gewalt nicht mit Gewalt zu vergelten und Freiheit auch als Verpflichtung zu begreifen. Wenn es ein Buch braucht, um Camus neu zu entdecken, dann dieses.
Ce cinquième volume de la Contre-Histoire est consacré au XIXe siècle et plus particulièrement aux libéralistes utopiques comme William Godwin et Jeremy Bentham et aux socialistes atopiques comme John Stuart Mill, Robert Owen ou Charles Fourier.
Parmi les cinq sens, l'olfaction et le goût sont les plus décriés, car ils rappellent avec trop d'insistance que l'homme n'est pas seulement un être qui pense, mais qu'il est aussi un animal qui renifle, sent et goûte. D'où le discrédit jeté sur ces deux sens et ce qu'ils permettent : la gastronomie, l'art de manger et de boire. Or, on peut entendre la gastronomie comme une discipline qui voit le jour après la Révolution française, avec l'effondrement de l'Ancien Régime ; une philosophie du goût n'est pas pensable dans les catégories classiques de la pensée occidentale. Seule une perspective hédoniste permet d'aborder ce sujet d'une manière spécifiquement philosophique. La Raison gourmande se propose de répondre positivement à la question de Nietzsche : y a-t-il une philosophie du goût ? L'ouvrage est composé sur le mode contrapuntique : un chapitre solide, un chapitre liquide. Dom Perignon, Grimod de la Reynière, Brillat-Savarin, Carême deviennent ainsi - avec Leibniz, Descartes et Condillac - les héros de ce livre savant et drôle. Chaque fois, l'auteur s'interroge : quelle est la métaphysique promise par un ragoût ou une cuisson ? Et, inversement : de quelle technique gastronomique s'autorisent les grands systèmes philosophiques ?
Ceci est, d'une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d'athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent ; de ce qui nourrit le Front national et du rôle de la gauche libérale dans la formation de ce chiffon rouge ; du besoin des Le Pen qui structure la gauche gouvernementale et de sa prétendue lutte contre eux ; de la fabrication du consentement par les médias et du journalisme comme propagande de ces mythologies ; du souverainisme devenu un gros mot et, conséquemment, de la servitude transformée en vertu ; de la religion libérale qui triomphe depuis 1983 et génère la misère, donc le populisme ; des guerres faites aux côtés des Bush depuis 1991 et qui contribuent au terrorisme dans le pays ; de la haine de ceux qui, comme moi, restent fidèles à la gauche sociale et pacifiste ; du mépris dans lequel est tenu l'athée que je suis et des insultes qui accueillent quiconque pense l'islam en voltairien ; de la nécessité d'en finir avec les imposteurs qui se disent de gauche, mais qui ne mènent pas une vie de gauche ; enfin, de la gauche libertaire qui est la mienne et de la possibilité ici et maintenant d'une anarchie positive.
Chacun connaît les pyramides égyptiennes, les temples grecs, le forum romain et convient que ces traces de civilisations mortes prouvent... que les civilisations meurent, donc qu'elles sont mortelles ! Notre civilisation judéo-chrétienne vieille de deux mille ans n'échappe pas à cette loi. Du concept de Jésus, annoncé dans l'Ancien Testament et progressivement nourri d'images par des siècles d'art chrétien, à Ben Laden qui déclare la guerre à mort à notre Occident épuisé, c'est la fresque épique de notre civilisation que je propose ici. On y trouve : des moines fous du désert, des empereurs chrétiens sanguinaires, des musulmans construisant leur "paradis à l'ombre des épées", de grands inquisiteurs, des sorcières chevauchant des balais, des procès d'animaux, des Indiens à plumes avec Montaigne dans les rues de Bordeaux, la résurrection de Lucrèce, un curé athée qui annonce la mort de Dieu, une révolution jacobine qui tue deux rois, des dictatures de gauche puis de droite, des camps de la mort bruns et rouges, un artiste qui vend ses excréments, un écrivain condamné à mort pour avoir écrit un roman, deux jeunes garçons qui se réclament de l'islam et égorgent un prêtre en plein office, sans parler de mille autres choses... Ce livre n'est ni optimiste ni pessimiste, mais tragique car, à cette heure, il ne s'agit plus de rire ou de pleurer, mais de comprendre.
Albert Camus écrivait en 1953 dans ses Carnets: "Je demande une seule chose, et je la demande humblement, bien que je sache qu'elle est exorbitante : être lu avec attention." Pour lui rendre justice, croiser sa pensée et son existence, saluer une vie philosophique exemplaire, j'ai souhaité écrire ce livre après l'avoir lu avec attention. Michel Onfray Pour mettre fin à une légende fabriquée de toutes pièces par Sartre et les siens, celle d'un Camus "philosophe pour classes terminales", d'un homme de gauche tiède, d'un penseur des petits Blancs pendant la guerre d'Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d'une oeuvre et d'un destin exceptionnels. Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu'il découvrait un monde auquel il est resté fidèle toute sa vie, celui des pauvres, des humiliés, des victimes. Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage morte aux mots mais modèle de vertu méditerranéenne : droiture, courage, sens de l'honneur, modestie, dignité. La vie philosophique d'Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.
Les Cyniques ? C'étaient, au IVe siècle avant l'ère chrétienne, des individus qui se réclamaient du chien, portaient barbe, besace et bâton, copulaient en public, faisaient du poisson masturbateur un modèle éthique et pratiquaient le jeu de mots en guide de méthodologie : là où d'aucuns font référence aux idées et aux théories absconses, ils opposaient le geste, l'humour et l'ironie. Leurs noms : Antisthène, Diogène, Cratès ou Hipparchia ... Evincés des manuels, desservis dans le langage par une étrange perversion du mot qui les caractérise, ils retrouvent ici droit de cité et donnent la preuve de leur formidable actualité.
Das monumentale Werk über den drohenden Untergang der westlichen Kultur In einem großen, wortgewaltigen Werk erzählt der französische Philosoph Michel Onfray die 2000 Jahre alte Geschichte der jüdisch-christlichen Kultur, und er prophezeit ihren unaufhaltsamen Untergang. Onfray schildert ihren Aufstieg und ihre Blüte, dann die allmähliche Infragestellung des christlichen Weltbildes seit Renaissance und Aufklärung und schließlich den Verfall in unseren Tagen, der einhergehe mit Nihilismus und Fanatismus, wie wir sie in unseren Gesellschaften erlebten. Den Angriffen mörderischer Ideologien wie der des radikalen Islamismus setze die liberale westliche Welt nichts entgegen. Und obgleich bekennender Atheist, erkennt Onfray die große Leistung der bedrohten jüdisch-christlichen Kultur: den Respekt für das menschliche Individuum.
Programem ruchu rewolucyjnego Maja 1968 roku było pełne oswobodzenie jednostki
z kajdan tradycji, rodziny i państwa. Na murach Sorbony studenci pozostawili
lapidarny program - zakaz zakazywania. W tej tautologii zawarta jest
przewrotność studenckiej rebelii, jej bolszewicka logika i bezwzględność. Na
efekty zniesienia zakazów dawnego świata wciąż patrzymy. Michel Onfray, w
napisanym z dużym intelektualnym napięciem eseju, zwraca uwagę na dwa główne
pola działania synów Maja 68 - cenzurę i intelektualny ostracyzm, stosowany
wobec niewygodnych oponentów. Opisuje mechanizmy odrzucania dzieł
niepokornych. Kreśli prowadzone w mediach strategie dyfamacyjne, których
doświadczył m.in. wybitny sinolog Simon Leys, który śmiał w latach 70.
podważać oficjalną wykładnię broniącą dokonań chińskiej rewolucji kulturalnej,
czy Aleksander Sołżenicyn. Onfray atakuje, wyśmiewa i przestrzega. W
ostateczności pokazuje krótki żywot tryumfów hunwejbinów wobec piękna prawdy.