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La Mélodie du tic-tac

et autres bonnes raisons de perdre son temps

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La vie ordinaire efface le temps perdu : il faut travailler pour vivre, et pour que l'ordre social se maintienne. Perdre son temps devient alors une forme de sabotage. Raison pour laquelle nous ne parlons pas de ce temps que nous perdons ; raison pour laquelle aussi le langage ordinaire se prête mal à décrire le temps perdu. On risque donc ici un éloge de l'inactivité. En faisant redécouvrir plusieurs façons de perdre son temps : la mélancolie, le divertissement, la panne, la procrastination, la flânerie, l'ennui, la rêverie, la cigarette... Mais en constatant également que toutes ces expériences ne sont pas celles de ce temps "volé", "dérobé", "tué" que définit plus précisément le verbe traîner. Ceux qui traînent : les passants dans un cimetière, certains personnages d'Aragon ou de Queneau, M Hulot détraquant l'ordre des vacances, les passagers d'un RER stoppé par la neige, l'internaute soudain débranché. Ces moments étranges - où Pascal, lui, pariait sur Dieu - sont autant d'expériences de pensée. Car philosophe est celui qui ne craint pas de rater son train.

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La Mélodie du tic-tac, Pierre Cassou-Noguès

Language
Released
2013
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(Paperback)
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Title
La Mélodie du tic-tac
Subtitle
et autres bonnes raisons de perdre son temps
Language
French
Publisher
FLAMMARION
Released
2013
Format
Paperback
Pages
301
ISBN10
2081301814
ISBN13
9782081301818
Series
Description
La vie ordinaire efface le temps perdu : il faut travailler pour vivre, et pour que l'ordre social se maintienne. Perdre son temps devient alors une forme de sabotage. Raison pour laquelle nous ne parlons pas de ce temps que nous perdons ; raison pour laquelle aussi le langage ordinaire se prête mal à décrire le temps perdu. On risque donc ici un éloge de l'inactivité. En faisant redécouvrir plusieurs façons de perdre son temps : la mélancolie, le divertissement, la panne, la procrastination, la flânerie, l'ennui, la rêverie, la cigarette... Mais en constatant également que toutes ces expériences ne sont pas celles de ce temps "volé", "dérobé", "tué" que définit plus précisément le verbe traîner. Ceux qui traînent : les passants dans un cimetière, certains personnages d'Aragon ou de Queneau, M Hulot détraquant l'ordre des vacances, les passagers d'un RER stoppé par la neige, l'internaute soudain débranché. Ces moments étranges - où Pascal, lui, pariait sur Dieu - sont autant d'expériences de pensée. Car philosophe est celui qui ne craint pas de rater son train.